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La politique d’expansion des États-Unis

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Point de vue américain

À la fin du 18e siècle, la croissance des États-Unis connaissait un essor prodigieux. La population blanche, en pleine croissance, se déployait rapidement vers l’ouest, à la recherche de terres de culture. En 1810, la population de l’Ohio se chiffrait à 230 000 habitants, celle du Kentucky à 400 000 et un plus grand nombre de colons envahissaient l’Indiana et l’Illinois.

Dans le but de repousser les frontières de ce " nouveau " pays, le gouvernement promut la colonisation. Des terres furent octroyées aux anciens combattants de la guerre d’indépendance, tandis que d’autres furent vendues à bas prix. Dès que la population d’un territoire atteignait les 60 000 habitants, celui-ci recevait le statut d’État.

Mais la présence des Amérindiens sur ces terres soulevait certaines questions. Le président Thomas Jefferson et son gouvernement croyaient sincèrement qu’on devait " civiliser " ces tribus et qu’elles devaient apprendre à se sédentariser sur les terres que leur accorderait le gouvernement. Jefferson croyait qu’il incombait aux Blancs d’aider les Amérindiens en leur montrant comment survivre dans la société dominante. Plusieurs groupements religieux appuyaient le gouvernement dans ces visées philanthropiques.

D’une manière moins altruiste, Jefferson espérait que la chasse moins abondante forcerait les Indiens à vendre leurs terres pour migrer vers l’ouest. Il espérait aussi accélérer ce processus en encourageant les Indiens à s’endetter auprès des marchands. Ces dettes pourraient ensuite être réglées par la cession de territoires au gouvernement des États-Unis.

Beaucoup de tribus opposèrent une farouche résistance aux incursions des colons blancs. Les Américains répliquèrent en envoyant des expéditions punitives. Les tensions entre les Blancs et les Amérindiens augmentèrent et atteignirent leur apogée avec la bataille de Tippecanoe en 1811.

Il est curieux de constater que les Américains ne voyaient pas que leur égoïsme aveugle était à l’origine du mécontentement des Amérindiens. Ils préférèrent croire que l’agitation régnant au sein des tribus était plutôt le fait d’agents britanniques.