Traité de Gand
Lecture supplémentaires : Traité de Gand : point de américain
Traité de Gand : point de vue autochtone
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Point de vue britanniqueEn novembre 1813, le Gouvernement britannique proposa un plan de négociations qui mènerait éventuellement à la paix. La Grande-Bretagne, dans lespoir de rencontrer les Américains face à face, avait refusé une proposition de médiation de la part du tsar de Russie. Léquipe de négociation britannique était composée de lamiral James Gambier, un homme incompétent, dun avocat de lAmirauté du nom de William Adams et dHenry Goulburn, un diplomate de second rang, qui était, de fait, le chef de la mission. Ils rencontrèrent leur contrepartie américaine à Gand, en Belgique, une ville choisie pour sa proximité avec lAngleterre. Après tout, les trois " négociateurs " nétaient autres que les messagers du triumvirat de Whitehall : le Premier Ministre britannique, le ministre des Colonies et le ministre des Affaires étrangères. Une question importante à lordre du jour des Britanniques portait sur la création dun territoire autochtone entre le Canada et les États-Unis. Les Britanniques étaient déterminés à tenir les promesses faites aux Premières Nations par " leur père blanc ". À la fin de la guerre dindépendance, les Britanniques avaient cédé aux Américains toutes les terres au sud des Grands Lacs, sans égard aux populations autochtones qui les occupaient. Maintenant, la Grande-Bretagne entendait respecter ses alliés autochtones. Mais, son insistance à négocier un si vaste territoire cachait également des intentions moins altruistes : il servirait de tampon entre les colonies britanniques canadiennes et la poudrière américaine. Dautres revendications britanniques étaient : le droit exclusif du maintien dune flotte sur les Grands Lacs, le droit dériger des forts sur leurs rives et le droit de continuer à naviguer sur le Mississippi. Les Américains refusèrent le territoire autochtone proposé et le Premier Ministre britannique commença à douter de sa nécessité. Après tout, les coffres de la Grande-Bretagne étaient à sec après des années de lutte contre Napoléon, et elle navait pas les moyens de laisser les relations se dégrader, à ce moment précis. Il ordonna donc à léquipe de négociateurs datténuer la portée de la clause, suggérant que les autochtones " devraient jouir de tous les droits et privilèges dont ils bénéficiaient avant la guerre ". Le Premier Ministre britannique concentra alors ses efforts à conserver Michilimackinac et Fort Niagara que la Grande-Bretagne avait conquis durant la guerre, espérant ainsi obtenir Sackets Harbor par la même occasion. Les Britanniques avaient, depuis longtemps, lhabitude détirer les négociations afin de remporter dautres victoires militaires et daugmenter ainsi leur pouvoir de négociation. À la fin, les Britanniques nobtinrent pas tout ce quils espéraient, mais leur gouvernement se consola en considérant comme une victoire le fait de navoir pas perdu de territoires importants. La veille de Noël 1814, léquipe de négociation signa un traité qui reconnaissait aux Indiens le " status quo ante bellum ", cest-à-dire le retour à la situation qui prévalait avant la guerre.
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