Graeme Decarie, historien canadien
Lecture supplèmentaires : |
Pourquoi la milice de New York refusait de venir au Canada avant la bataille de ChâteauguayTraditionnellement,
la route de l'attaque vers Montréal était le Richelieu et,
à un point donné, vous deviez quitter cette route pour prendre
une voie terrestre vers Montréal, peut-être du Richelieu
à Saint-Jean et, Les Américains ont plus ou moins suivi cette route. Ils sont venus un peu de l'ouest de celle-ci, passant dans la vallée de Châteauguay pour attaquer Montréal. Et, bien sûr, ils ont dû faire face au même problème que celui rencontré par toutes les armées à cette époque. Une grande partie de l'armée était des miliciens. C'est-à-dire qu'on avait mobilisé des hommes physiquement aptes. Ils n'étaient pas vraiment des soldats de métier. Ils avaient peut-être pu subir un minimum d'entraînement. Et ils s'étaient engagés pour défendre leur propre territoire. Quand la milice de New York est arrivé à la frontière, ils ont simplement dit : ´ Nous ne traversons pas cette frontière ; nous nous sommes engagés pour nous battre à New York. ª Cela peut sembler bizarre à une oreille moderne, mais ça se produit encore. Aussi près de nous que la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de milliers de soldats s'étaient enrôlés au Canada pour se battre en Amérique du Nord et il n'était pas question qu'ils se rendent outremer. Ce n'était donc pas une situation inhabituelle. L'armée américaine est venu en 1813, a franchi la frontière sans la milice de New York, mais elle demeurait tout de même une armée beaucoup plus importante que celle que nous pouvions lui opposer. Essentiellement, ce sont les Voltigeurs qui sont allés à sa rencontre, appuyés par le régiment de Glengarry. Et elle a été défaite. Ceci ne serait jamais arrivé à une armée bien dirigée. |