War of 1812english

Gail Valaskakis, historien canadien

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Premières Nations

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Le rôle des Premières nations dans la Guerre de 1812 et ses tristes séquelles

Après avoir beaucoup lu et réfléchi sur la Guerre de 1812, je me sens particulièrement fière du rôle joué par les peuples autochtones dans cette guerre. Je ressens vraiment un sentiment de fierté en regard du rôle des peuples autochtones dans cette guerre, et en regard du rôle joué par les peuples autochtones dans la formation du Canada. En même temps, je me sens extrêmement triste du fait qu'après la Guerre de 1812, les Britanniques et les Américains considèrent que les peuples autochtones sont sans importance. Vous avez sans doute pensé si vous avez lu sur la Guerre de 1812, sur ses batailles et son histoire que c'est à ce moment-là que leurs succès étaient peu reluisants. Leurs succès étaient en effet beaucoup moins brillants après la Guerre de 1812. Ils n'ont plus d'importance pour personne, on les confine dans des réserves, des pionniers envahissent les deux pays, et il n'y avait plus d'espoir de bâtir une nation indienne unifiée formée de différentes tribus. Et ça, c'est très, très triste.

En même temps, une personne héritière de la culture autochtone se doit de ressentir un lien intime avec l'élégance absolue, l'éclat, l'habileté stratégique, l'intelligence, l'ouverture, l'éthique qui se dégageaient du comportement de Tecumseh pendant toute la guerre. Et je pense qu'il est une inspiration remarquable pour les gens d'aujourd'hui. Il ne faut pas romancer une vie qui n'est pas très romantique - sa vie, une bataille après l'autre - une vie difficile en regard de l'impossibilité pour sa famille de le suivre, en regard du fait que vous ne pouviez pas avoir accès à de la nourriture sur une base régulière parce que les Américains étaient passés maître dans l'art de brûler les récoltes de maïs et de rendre la chasse difficile, pratiquement impossible. Et l'hiver, dans le meilleur des mondes, n'était pas une saison facile pour les Indiens. Et c'était le pire des mondes. Et ils se déplaçaient tout le temps, tout le temps.

Ce n'était pas une vie facile et je ne fais pas de romantisme. Mais il y avait une vision, une vision partagée de la pointe du lac Supérieur à la pointe de la Floride. Pas par tous, mais par beaucoup, beaucoup de monde. Et cette vision avait trait à une grande nation autochtone que nous ne verrons jamais à cause de ce qui est arrivé lors de la Guerre de 1812.