Graeme Decarie, historien canadien

Lecture supplèmentaires :
Marche sur Kingston
Index des historiens |
Les États-Unis ont commis une
grave erreur tactique en ne prenant pas Kingston
Si j'avais été
un commandant militaire américain en 1812, j'aurais fait de Kingston
mon premier objectif.
Je pense que Québec
aurait été une noix difficile à casser. C'est là
que les Britanniques avaient concentré le gros de leurs forces.
Si les Américains avaient pris Kingston, la partie aurait été
terminée dans la région des Grands Lacs. Il n'y avait aucune
possibilité que l'armée britannique soit ravitaillée.
Il n'y avait aucune possibilité que les Indiens soient approvisionnés.
Et si nous regardons les faits avec du recul, lorsque la paix est venue,
la région des Grands Lacs aurait probablement pu faire partie des
États-Unis parce qu'à ce moment-là, la Grande-Bretagne
n'aurait possiblement pas voulu s'engager dans une guerre pour reprendre
un territoire largement sous-développé et dont l'avenir
était incertain. Et vous savez, la Grande-Bretagne devait faire
face à ses propres difficultés après les guerres
napoléoniennes.
Certains disent que
le général Brock a sauvé l'Ontario mais, j'ai des
réserves sur ce point. Ce que Brock a fait a été
d'empêcher les Américains de s'accaparer le territoire de
l'Ouest qu'ils auraient peut-être été ou non capables
de le garder.
Je pense que Kingston
était la véritable pierre angulaire, et le fait que Kingston
a tenu, et n'a jamais été sérieusement attaqué,
a été la raison pourquoi le Haut Canada a été
épargné.
|