War of 1812english

Donald Graves et Graeme Decarie, historiens canadiens

Lecture supplèmentaires :

La campagne du Niagara de 1814

Index des historiens

Métamorphose de l'armée américaine au moment de la campagne du Niagara en 1814

Graves : Vous aviez pour la première fois en opération, des formations de la taille d'une division. Une division regroupait, à cette époque, entre 3 000 et 5 000 hommes. Le fantassin américain était bien entraîné selon des tactiques européennes, ce qui voulait dire concrètement, qu'il pouvait faire feu une ou deux fois à la minute, se tenir prêt et livrer un dur combat. Le fantassin britannique, bien sûr, combattait de cette façon depuis le début de la guerre. Maintenant, pour la première fois, les Américains avaient des soldats qui pouvaient se tenir debout dans une bataille ouverte, à terrain découvert, et combattre selon les préceptes européens. Et, pendant les quatre mois suivants ont eu lieu les quatre batailles les plus sanglantes de la guerre. Mais encore là, livrées largement par les troupes régulières. À ce moment-là, la nature même de la guerre changeait ; on assistait en Amérique du Nord britannique, à l'arrivée sans cesse grandissante de fantassins et de marins britanniques de carrière. La guerre avait débuté de façon amateur des deux côtés utilisant des soldats civils et des guerriers indiens. Mais, dans la troisième année, la guerre, était devenu une guerre de professionnels. La campagne du Niagara, la plus longue et la plus sanglante campagne de la Guerre de 1812, était une campagne de professionnels.

Decarie : Se rencontrent donc pour la première fois des troupes qui sont entraînées à faire feu sans arrêts et à ne reculer devant rien.

Graves : Bien oui.

Decarie : Lorsque les deux côtés sont entraînés de cette manière, c'est comme si vous aviez deux meules qui travaillent l'une contre l'autre. Bien entendu, les Américains avaient d'ores et déjà éliminé les généraux incompétents, et ils avaient des gens aptes à diriger, et, en général, de meilleurs officiers.