War of 1812english

George Sheppard, historien canadien

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La fourberie de la Loyal and Patriotic Society d'Ontario

Question : Quelle que soit la guerre, il y a des héros et des héroïnes qui sont plus tard exploités pour justifier l'engagement dans de nouvelles guerres ou pour promouvoir une cause politique. Y a-t-il eu des héros et des héroïnes pendant la Guerre de 1812 ? En existe-t-il dont nous ne savons rien, ou d'autres que nous connaissons à peine ?

George : Vers 1860, il y eut un regain d'intérêt pour la Guerre de 1812, et les noms du général Brock, de Tecumseh, de Laura Secord reviennent continuellement. Ceux qui manquent, bien sûr, sont les hommes ordinaires de cette province. Il y en a eu plusieurs et nous ne faisons aucun effort pour les reconnaître.

Un groupe nommé Loyal and Patriotic Society a vu le jour ici, à Toronto, en 1812. Son objectif était d'abord d'aider les gens qui avaient trimé dur pendant la guerre, veuves, orphelins et autres personnes, mais aussi pour reconnaître l'apport méritoire de certaines autres. Une partie de cet objectif était de remettre des médailles à la fin de la guerre. Donc, la guerre terminée, ils font circuler des formulaires demandant si quelqu'un connaissait des personnes qui s'étaient signalées. La participation n'a pas été celle que l'on attendait, mais on a tout de même recueillit 147 noms.

Maintenant, parmi les 147, on ne retrouve pas les noms de ceux qui avaient créé la Loyal and Patriotic Society, ce qui en a vexé plusieurs. Ils ont donc mis sur pied un comité ... ils créèrent un deuxième comité qui avait pour mandat d'examiner la question, et ils décidèrent de commander des médailles, d'y graver leurs propres noms, et de se les remettre éventuellement.

Ils se sont ensuite fait prendre dans une série de tromperies. Certains d'entre eux ont réalisé qu'ils ne pouvaient pas remettre les médailles parce qu'une partie des personnes qui avaient vraiment participé à la guerre, a-t-elle décidé - cette Loyal and Patriotic Society a décidé - recevraient des rubans seulement, et qu'eux, d'autre part, recevraient les médailles. Ils ont donc éventuellement mis à l'abri les médailles dans une voûte ici, à Toronto. Et plusieurs années plus tard, en 1840, ils les ont détruites plutôt que de les remettre à des gens ordinaires qui les méritaient vraiment.