War of 1812english

Graeme Decarie, historien Canadien, Helen Allan et Colonel David Fitz-Enz, historiens américains

Lecture supplèmentaires :

La bataille de Plattsburg

Index des historiens


Qu'est-il arrivé aux Britanniques à la baie de Plattsburg ?

Decarie : Un non-initié pourrait affirmer que l'intention de Downie était de courir une bordée, bombarder les Américains à distance d'où ils ne pouvaient pas l'atteindre, de revenir ensuite sur ses pas et, toujours à distance, de les bombarder à nouveau de l'autre côté. Mais les vents lui étaient défavorables. Non seulement il ne pouvait plus bouger, mais il terminait sa course plus près des Américains qu'il ne l'aurait voulu. Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?

Allan : Bien, je pense que nous devons d'abord resituer dans leur contexte les conditions qui prévalent sur le lac Champlain. C'est un lac très, très intéressant. Il est long, très, très long. Étroit. On n'est jamais très éloigné de la rive quel que soit l'endroit où l'on se trouve. Les vents varient beaucoup selon qu'ils viennent du nord, du sud ou de l'ouest. Toutes ces conditions peuvent modifier la conduite des vaisseaux et, bien sûr, leur commandement.

Je pense que les capitaines de vaisseau, habitués de naviguer en mer, trouvaient difficile de s'ajuster aux vents capricieux qui venaient du lac, tout spécialement à Cumberland Head, Crab Island et un peu plus au sud. Ils devaient s'adapter à tout cela, tout en tenant compte du fait qu'il y a beaucoup de bancs de sable à différents endroits du lac Champlain. On avait donc de très gros vaisseaux qui tentaient de prendre position.

À la mi-septembre, le lac commence à être houleux. Il peut aussi, à l'occasion, être très calme. Mais plus on avance dans la saison, plus les conditions deviennent incertaines.

Fitz-Enz : Ce pauvre Downie commandait une flotte britannique sans panache. Son intention était de courir une bordée à distance le long de la ligne américaine et de canonner l'ennemi, toujours à distance, pour les empêcher de l'atteindre. Il allait donc virer de bord, revenir dans l'autre sens et tout recommencer. Mais les vents ne lui étaient pas favorables.