Graeme Decarie, historien canadien

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Le mythe entourant la milice américaine
en 1812
Le mythe de la milice
vient du fait que nous avons tenté de livrer des batailles qui
dépassaient largement notre niveau de compétence. La milice
américaine composée de la majorité des troupes, ne
faisait pas le poids face aux réguliers britanniques et aux volontaires
canadiens de Glengarry et York. Les tactiques utilisées par les
personnes vivant près de la frontière sont très différentes
de celles qui sont utilisées par une armée. Dans la zone
frontalière, la survivance est votre objectif ; se sauver est une
tactique fort acceptable quand les choses se corsent.
Mais vous ne pouvez
pas diriger une armée de cette façon. Le commandant doit
pouvoir compter sur des gens qui vont rester et accomplir leurs missions
qui sont souvent loin de leurs objectifs personnels. Pour ce faire, il
faut de la discipline et les Américains n'en avaient pas. Aussi,
vous savez, notre constitution prescrit que les miliciens doivent être
utilisés pour
repousser les envahisseurs, mater une émeute
locale and des choses du genre. Mais elle ne fait aucune mention de les
utiliser pour aller combattre outre frontière. C'est ça
qui est arrivé à Queenston. Les miliciens ont décidé
que les choses s'envenimaient un peu trop et ils ont entendu les cris
des guerriers indiens. Ils ont alors décidé que la constitution
avait préséance sur tout. Ils n'avaient pas à traverser
la rivière du Niagara. Donc ... ça leur a fait mal.
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