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La politique d'expansion des États-Unis

Lecture supplémentaires :

La politique d'expansion des États-Unis : Point de vue amécains

 



Point de vue autochtone

Avant l’arrivée des Européens, les Amérindiens vivaient dans une relative harmonie avec la terre. Ils considéraient celle-ci comme un cadeau du Grand Esprit devant être partagé par tous. La nature leur offrait de quoi se nourrir, se vêtir et se loger ; en retour, ils vénéraient les esprits habitant le monde naturel.

Lorsque prit fin la guerre d’indépendance des États-Unis, en 1783, le territoire des États-Unis s’étendit rapidement. Le gouvernement incita les Amérindiens à vendre leurs terrains de chasse traditionnels afin d’y permettre l’installation des Blancs.

Dans plusieurs territoires, des campagnes énergiques furent lancées pour convaincre les Amérindiens de vendre leurs terres. Comme elles ne donnaient pas les résultats escomptés, on les força à quitter leurs territoires. Ainsi, entre 1802 et 1805, William Henry Harrison, le gouverneur du territoire de l’Indiana, conclut sept traités avec les tribus occupant le sud de l’Indiana, une partie du Wisconsin, du Missouri et la plus grande partie de l’Illinois. On trompa les tribus en leur achetant leurs terres pour aussi peu qu'un ou deux cents l’âcre.

En principe, ces traités constituaient des documents ayant force de loi. En échange d’une parcelle de territoire, les tribus recevaient des biens ou une somme d’argent. Cependant, les Amérindiens souffrirent de ces " échanges ", car ils ne saisissaient pas toutes les implications juridiques reliées au concept de propriété privée. De plus, ces traités étaient souvent négociés sous la contrainte. Dans certains cas, on soudoyait les chefs, on remettait en question les rentes reliées à de précédents traités ou l'on " tranquillisait " les négociateurs grâce à l’alcool.

À mesure que les colons transformaient les espaces vierges en terres de culture, les problèmes des Amérindiens s’aggravèrent, les animaux dont ils avaient besoin pour se nourrir, se vêtir et faire la traite des fourrures disparaissant peu à peu. Les Premières Nations, naguère indépendantes, furent acculées à la pauvreté, et il fut alors plus facile de s’emparer de leurs terres.