Guerre de 1812Events and Locationsenglish

La campagne du Niagara de 1814


Si
ège and Défense du Fort Erié


Fort Eri
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Lectures supplémentaires :

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Les Iroquois en 1814

La bataille de Chippawa

La bataille de Lundy's Lane

La conquête du Fort Erié par les Américain : prélude à la bataille de Chippawa

Postées sur les rives de la rivière Niagara, les sentinelles peuvent à peine, en scrutant l’obscurité, discerner la formation de bateaux progressant dans leur direction. Elles tirent quelques coups de l’autre côté de la rivière avant de retourner au fort Érié informer le commandant de l’arrivée des Américains. Au matin, le major Thomas Buck se rend compte de l’importance des forces qui ont traversé la frontière. La flottille transporte des douzaines de chevaux, des canons ainsi que 3500 soldats sous les ordres des généraux de brigade Winfield Scott et Eleazar Ripley.

Les envahisseurs américains progressent lentement vers le fort, sans doute parce qu’ils savent déjà que les défenseurs sont loin d’être assez nombreux pour opposer une véritable résistance. De fait, le major Buck ne dispose que de 137 soldats à l’intérieur du fort. De mauvaise qu’elle était, la situation des Britanniques empire lorsque 1000 miliciens américains et 500 guerriers autochtones sous les ordres de Peter B. Porter marchent sur le fort depuis leur point de débarquement au sud. Les renforts britanniques les plus proches sont les troupes du major Phineas Riall cantonnées au Fort George. Sachant très bien qu’il n’a pas le choix et qu’il doit capituler, Buck ordonne quand même de tirer quelques coups, " pour l’honneur du drapeau. " À cinq heures, il ouvre les portes aux Américains.

Scott est satisfait de son avancée. Ripley, quant à lui, croit risqué le plan du général Jacob Brown, car son succès repose en grande partie sur la suprématie des forces du commodore Chauncey sur le lac Ontario. Sans l’appui de ces forces, Ripley doute fort que les 5000 soldats américains puissent occuper longtemps la péninsule. Mais Scott est l’officier responsable de l’opération et l’avis de Ripley compte pour peu.

Sans perdre de temps, Scott ordonne à Porter de demeurer au Fort Érié avec ses troupes tandis qu’il prend la direction du nord. Porter a ordre de le rejoindre le lendemain si l’armée réussit à avancer. Scott prend lui-même la tête de la brigade d’avant-garde. Au cours de l’après-midi, les Américains affrontent les éléments avancés de l’armée de Riall. Celle-ci, mise en alerte par la nouvelle de l’invasion, s’est mise en marche depuis le Fort George et a établi son campement au nord de la rivière Chippewa. Peu nombreux, ces soldats pourraient ralentir les troupes de Scott mais pas les arrêter. Les Britanniques se replient de l’autre côté du Pont du Roi, sur la rive nord de la rivière Chippewa.

Par chance, Phineas Riall dispose d’une bonne position de défense. La rivière Chippewa coupe la péninsule en deux et, à l’endroit où les Britanniques sont retranchés, elle fait plus de 75 mètres de large. Riall a fait fortement renforcer les extrémités du seul pont permettant de traverser la rivière autrement infranchissable. À la fin de l’après-midi, les derniers habitants du petit village de Chippewa, épuisés, traversent le pont et, une fois de plus, viennent chercher protection derrière les lignes britanniques. Riall a envoyé à York une dépêche dans laquelle il demande du renfort pour ses 2000 soldats. Le soir venu, les hommes de Norton arrivent des chutes du Niagara et établissent leur camp dans la forêt qui s’étend à la droite des Britanniques.

Winfield Scott s’aventure assez près du Pont du Roi pour évaluer la position de l’ennemi. Se rendant compte que celle-ci ne peut être prise sans préparation, il ordonne à son avant-garde de se replier à un kilomètre et demi derrière la Street’s Creek, où elle est rejointe par les brigades du général Brown et d’Eleazar Ripley.

Un kilomètre et demi à peine sépare les deux armées. Malgré la tension qui règne, chacun tente de se reposer et de reprendre des forces. Nombreux sont ceux qui croient en avoir besoin pour la bataille du lendemain.