La bataille de la ferme de Crysler
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La bataille de la ferme de Crysler
Au début de laprès-midi, un régiment américain avança en direction de laile gauche bri-tannique. Tout à coup, une unité de voltigeurs et de guerriers autochtones, qui étaient cachés, apparut et ouvrit le feu. Il y eut un bref échange de coups de feu avant que les Américains ne forcent leurs assaillants à battre en retraite et ne sélancent à leur poursuite. Ce fut un moment critique : si les Américains réussissaient à forcer le passage entre le 89e régiment britannique et le marais près duquel il était en position, ils pouvaient faire demi-tour et attaquer les Britanniques à revers. Mais, sous les ordres de Morrison, le 49e exécuta une série de manoeuvres, comme sur le terrain dexercice, pivotant de 90° vers larrière, de sorte que les soldats firent face aux Américains qui chargeaient et leur servirent une salve nourrie. Les Américains brisèrent les rangs et senfuirent.
Le commandant américain lança alors à travers les champs labourés ses trois brigades sur le flanc droit des Britanniques. Morrison répondit avec une autre manoeuvre classique : il groupa ses soldats en pelotons décalés qui tirèrent et rechargèrent à tour de rôle, provoquant un feu roulant à leffet dévastateur. Boyd lança ensuite une unité de cavalerie qui descendit au galop la route située entre la rivière et laile droite britannique. Si les Américains réussissaient à contourner les Britanniques, ils pourraient pivoter et les prendre à revers. Mais, sur lordre de Morrison, le 49e régiment fit un demi-tour arrière sur la gauche pour faire face à la cavalerie et faucha lunité au complet dune seule salve meurtrière. Larmée américaine au complet battait en retraite sous la poussée incessante des Britan-niques. Les Américains ne furent sauvés dune défaite humiliante que par la proximité de leurs bateaux, dans lesquels ils sentassèrent pour regagner en toute hâte lautre rive. Le jour suivant, Wilkinson convoqua un conseil de guerre au cours duquel on décida de re-noncer à lattaque de Montréal. Une fois de plus, larmée américaine avait essuyé une défaite aux mains dun adversaire beaucoup moins nombreux et, une fois de plus, le manque de leadership en était la cause. Au lieu dattaquer simultanément les deux ailes britanniques, Boyd les avait attaquées lune après lautre, donnant ainsi lavantage aux troupes peu nombreuses mais expérimentées de Morrison. |