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La campagne
de Détroit
: la bataille du Fort Détroit

" Mon Dieu, que vais-je faire de ces femmes et de ces enfants ? "
Général William Hull

 

Lectures supplémentaires :

Les américains à Détroit

Premières Nations à Détroit

Tecumseh à Détroit

Brock à Détroit

Hull à Fort Détroit

 

La chute du Fort Détroit

Encouragé par la nouvelle que les Britanniques ont facilement capturé fort Mackinac et que Hull hésite à quitter ses positions à Sandwich pour avancer sur Amherstburg, Brock quitte York pour diriger les opérations sur le front de Detroit. Avant son arrivée, il apprend que Hull s’est replié sur Detroit. Pour lui, il s'agit là d'une preuve de la faiblesse de commandement du général américain et il va l'exploiter dans son plan d’attaque.

Le 15 août, lorsque Hull refuse de se rendre, les Britanniques déclenchent un barrage d’artillerie sur le fort Detroit. Bien que la canonnade se poursuive jusque tard dans la nuit, il y a peu de dommages. À l’intérieur du fort, cependant, l’état d’esprit de Hull se détériore rapidement. Il est terrifié à l’idée d’être attaqué par les guerriers de Tecumseh. Le pire de ses cauchemars devient réalité quand cinq cents guerriers des Premières Nations, profitant de la nuit, traversent la rivière Detroit et viennent encercler le fort.

Au lever du jour, les Américains se rendent compte que les guerriers indiens et sept cents soldats du général Brock se dirigent hardiment vers leurs positions. Les canons britanniques, postés de l’autre côté de la rivière, crachent leur feu meurtrier sur le bastion américain surpeuplé. L’ambiance à l’intérieur du fort va bientôt tourner au chaos. Les cris de guerre des Indiens fendent l’air et ont un effet dévastateur sur Hull. L’esprit assailli par des visions de massacres sanglants de soldats et de civils, il se rend malgré le désaccord véhément de ses officiers et de ses soldats. Les Britanniques s’emparent du fort sans avoir livré combat.

Isaac Brock devient un héros dans tout l’Empire britannique, et son armée récolte un butin inespéré et une grande quantité de provisions. La victoire de Detroit donne un élan à la cause britannique, élan dont le Haut-Canada avait grand besoin. En plus de stimuler la confiance des milices, elle convainc un bon nombre de tribus, jusque-là demeurées neutres, de se joindre à l’alliance de Tecumseh.

Pour les Américains, c’est un revers considérable. Ce n’est pas là, la guerre facile que les War Hawks avaient promise.

 


John Le Couteur