Eventsenglish

La campagne de Détroit : La bataille du Fort Détroit

 

Lectures supplémentaires :

La bataille du Fort Détroit

Premières Nations à Détroit

Tecumseh à Détroit

Brock à Détroit

Les Américains à Détroit

Hull à Fort Détroit

Témoignages de la campagne de Détroit

Le second est d’un Britannique qui avait onze ans à l’époque et qui était en visite à Montréal lorsqu’on fit défiler les troupes de Hull dans les rues de la ville :

" Après quelques jours, les troupes du général Hull, qui avaient été capturées à Detroit, arrivèrent à Lachine, un village à environ neuf milles en amont de Montréal, et comme j’avais très envie de voir ces prisonniers de guerre, je suis parti avec mon frère et un militaire du 49e Régiment. En chemin, de façon tout à fait inattendue et à notre grande satisfaction, nous avons croisé une calèche à bord de laquelle se trouvaient mon père et un colonel de son régiment. Ce dernier commandait l’escorte des prisonniers.

Nous sommes rentrés en ville avec eux et, vers les neuf heures ce soir-là, nous avons eu le plaisir de voir l’arrivée des premiers prisonniers, le fruit de cette guerre inutile et désastreuse. J’étais un très jeune garçon à l’époque et, ayant été élevé dans l’armée, il est normal de supposer que mon imaginaire se nourrissait d’exploits militaires. Des scènes de guerre, d’ennemis conquis, etc. … m’étaient depuis longtemps familières en imagination, mais très éloignées de moi dans la réalité. Je m’étais habitué, lorsque j’imaginais un ennemi étranger, à voir, dans mon esprit, quelque chose de tout à fait différent de ce que j’avais sous les yeux. À cette occasion, c’était bien la réalité que je voyais. Et mon cœur de jeune garçon, rempli d’exploits guerriers et trop inconsidéré pour compatir avec les malheurs de ces hommes, battait dans une exaltation triomphale à la vue de l’ennemi vaincu… Après ce long voyage comme prisonniers, il était normal que leur apparence ne fût pas très brillante ; toutefois, leur aspect était à ce point minable qu’il était évident qu’en aucun temps, ces hommes aient bénéficié de conditions convenables.

La fanfare du 8e Régiment marchait à leur tête, jouant un air bien connu, " Yankee Doodle ". Le général Hull, un vieil homme à l’allure vénérable, suivait la fanfare avec son fils et d’autres officiers, assis dans des calèches. Ils étaient suivis par les soldats, encadrés de chaque côté par une file de nos propres soldats. Comme il faisait déjà noir quand ils sont entrés dans la ville, les rues dans lesquelles ils passaient étaient fortement éclairées par de grandes quantités de chandelles placées aux fenêtres de toutes les maisons, lesquelles étaient bondées de gens venus là pour observer la scène. "

continue