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La campagne de Détroit : La bataille du Fort Détroit

Lectures supplémentaires :

La bataille du Fort Détroit

Tecumseh à Détroit

Brock à Détroit

Les Américains à Détroit

Hull à Fort Détroit

 

Premières Nations à Détroit

" Voici une chance qui nous est offerte… oui, une chance qui ne se représentera jamais plus pour nous, Indiens de l’Amérique du Nord, de nous rassembler en une grande alliance, et d’unir notre destinée à celle des Britanniques dans cette guerre… "

Tecumseh s’adressant aux siens après avoir entendu le Général Hull promettre aux Indiens la protection des États-Unis en échange de leur neutralité.

Dans les heures encore obscures du petit matin, plus de cinq cents braves, fardés de peinture de guerre, rament silencieusement en traversant la rivière en direction de fort Detroit. La nuit précédente, des guerriers Indiens, les Shawnees, Powatatomis, Ottawas, Kickapoos, Delawares et Wyandots, ont dansé la danse de la guerre. Pendant la traversée, ils portent en eux l’espoir que la bataille qui approche incitera les autres tribus à se joindre à leur confédération. Ils savent, également, que les Américains les craignent plus que tout autre chose.

Les guerriers sont impatients d’entrer en action. Ils savent que certains soldats américains à l’intérieur du fort ont pris part à la bataille au cours de laquelle le siège de la confédération de Tecumseh, à Tippecanoe, a été détruit. Tecumseh et son armée autochtone ont déjà joué un rôle de premier ordre en empêchant le convoi de ravitaillement, parti de fort Dearborn, d’atteindre le général Hull à Detroit. Mais c’est l’arrivée de Brock et sa volonté d’action rapide, qui donne à la confédération indienne l’occasion de démontrer l’impressionnante cohésion de ses forces.

Une fois la rivière franchie, Tecumseh et ses hommes, dissimulés autour du périmètre de Detroit, attendent les premières lueurs du jour. À l’aube, venant du Nord et de l’Ouest, les guerriers se dirigent vers le bourg. Personne n’essaie de les arrêter. Arrivés plus près du fort, les Indiens, à la vue des soldats américains, traversent une petite clairière. Ils disparaissent dans la forêt puis, faisant un crochet, ils traversent la clairière à nouveau plusieurs fois. Cette astuce convainc les Américains qu’ils ont affaire à plus de mille cinq cents guerriers, alors qu’en réalité ils ne sont que cinq cents.

Leur présence terrifiante est la seule arme dont ils ont besoin pour vaincre l’ennemi. Hull se rend avant même que la bataille ne soit engagée. Fidèle à sa parole, Tecumseh empêche le massacre rituel des prisonniers américains après la reddition. Ses guerriers, néanmoins, se joignent aux Britanniques pour piller la ville.