La bataille du lac Érié

Lectures supplémentaires :
Résumé de la bataille du lac Érié
Arrière-plan
de la bataille
du lac Érié
Les britanniques au lac Érié
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Arrière-plan de
la bataille du lac Érié :
les Britanniques
Lescadre
britannique sur le lac Érié connaissait un manque chronique
de personnel et de ravitaillement. Le commandant naval en chef, Sir James
Yeo, est tellement résolu à renforcer sa flotte du lac Ontario
quil soccupe rarement des problèmes de ses subordonnés
postés ailleurs. En fin de compte, le haut commandement britannique
ne semble pas considérer la flotte du lac Érié comme
indispensable.
Ainsi,
Yeo nhésite pas à intercepter des chargements de gréements
et darmements destinés au lac Érié. Lorsque
des marins dont on a désespérément besoin pour compléter
les équipages sur le lac Érié sont envoyés
de Québec, Yeo n'hésitera pas à garder les meilleurs
hommes pour lui. Les malades et les incompétents sont expédiés
au lac Érié.
Les
Britanniques vont jouir de la suprématie navale sur le lac Érié
jusquà lété de 1813. Dans les mois qui
précèdent la bataille, les deux côtés vont
se lancer dans une course à la construction navale afin de sassurer
la domination du lac. Robert Barclay construit un vaisseau amiral à
Amherstburg, le Detroit. Mais il est désespérément
à court de matériaux pour le nouveau vaisseau.
La
logistique pour transporter des matériaux jusque dans ces territoires
éloignés est extrêmement compliquée. Tout doit
être commandé en Angleterre, qu'il s'agisse de haches, de
corde ou de poudre à canon. Ces fournitures doivent ensuite traverser
lAtlantique jusquà Québec, puis remonter le
fleuve Saint-Laurent, traverser le lac Ontario et la péninsule
du Niagara. Après un dernier voyage pour traverser le lac Érié,
le chargement arrive, finalement, à Amherstburg. Les hommes sont
aussi difficiles à trouver que la quincaillerie et les munitions.
Barclay manque cruellement de marins et de canonniers.
Il
a maintenant un nouveau vaisseau amiral, mais pas de canons pour larmer.
Il na pas dautre choix que de dépouiller fort Malden
de ses canons pour les mettre à bord. Ceux-ci sont de dimensions
différentes et chacun requiert des boulets de tailles différentes.
De
plus, il est douloureusement conscient de limportant effort de construction
navale en cours chez les Américains. Ils possèdent maintenant
quatre vaisseaux de plus que lui.
Le
commandant de larmée de terre, Henry Procter, se voit forcer
de prêter des hommes à Barclay pour former les équipages
de lescadre. Ce dernier na pas assez de temps, ni assez
de munitions, pour exercer ses hommes avant la bataille. Les équipages
inexpérimentés se retrouvent avec un ensemble hétéroclite
darmes et de munitions, ce qui, dans le feu de laction, entraînera
une grande confusion.
Larmée
de terre de Procter est à présent dangereusement exposée :
fort Malden est désarmé et larmée est réduite
aux deux tiers de sa taille initiale. Tout repose sur lissue de
la bataille navale.
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