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La bataille du lac Érié


Les ruines de Fort
Érié

 

Lectures supplémentaires :

Résumé de la bataille du lac Érié

Arrière-plan des britanniques au lac Érié

Arrière-plan des américains au lac Érié

Les américains au lac Érié

 


La bataille du lac Érié : les Britanniques

Le plan d'attaque du commandant de la British Navy, Robert Barclay, est simple : ses navires ont plus de canons à longue portée que ceux des Américains. Ils concentreront leur feu sur le vaisseau amiral de Perry et le mettront en pièces avant qu’il réussisse à s’approcher suffisamment pour utiliser ses caronades à faible portée. Ensuite, ils pourront cibler, l’un après l’autre, les navires américains.

Cette stratégie aurait très bien pu réussir si le vent n’avait pas changé de direction en faveur des Américains.

Tandis que Perry se dirige lentement vers la ligne de Barclay, les Britanniques ouvrent le feu. Étant armé presque exclusivement de canons à faible portée, Perry ne peut pas faire grand-chose. Les Britanniques profitent pleinement de la situation jusqu’à ce que, tout à coup, le vent tourne.

Barclay perçoit rapidement la nouvelle menace. Ce changement soudain du vent va contrer sa stratégie de tir à longue portée.

Il est à peine midi trente que, déjà, Barclay subit un autre revers majeur. Tous ses officiers supérieurs à bord de son deuxième plus gros vaisseau, le Queen Charlotte, ont été tués ou blessés.

Le lieutenant Robert Irvine prend le commandement du vaisseau. Malheureusement, Irvine n’a pas d’expérience et la chaîne de commandement à bord est défaillante. À toutes fins utiles, Barclay a perdu son appui principal.

Ailleurs, cependant, la bataille se déroule mieux pour Barclay. Le Lawrence a été tellement pilonné que ses canons ne peuvent plus tirer. Se sentant un peu plus confiant, Barclay descend dans la cabine pour soigner la mauvaise blessure à sa cuisse.

Malgré tout, Perry n’a pas l’intention de se rendre. Dans un exploit extraordinaire, il abandonne son vaisseau amiral, monte dans un canot et se faufile à travers les boulets de canon et les tirs des fusils pour aller prendre le commandement du Niagara, un vaisseau jusqu’ici épargné.

Sa blessure pansée, Barclay remonte sur le pont pour constater qu’il fait face maintenant au cauchemar de tout capitaine de marine : Perry s’apprête à traverser la ligne britannique. Le commandant américain sera alors en mesure de lâcher des bordées foudroyantes contre les navires britanniques de chaque côté de son vaisseau. Barclay n’a pas d’autre choix que d’essayer de faire effectuer au Detroit un virage de 180 degrés pour que ses canons, jusque-là inutilisés, puissent faire feu sur le Niagara avant que les Américains ne parviennent à sa hauteur.

Cependant, avant que Barclay ne réussisse à compléter cette manœuvre, il est blessé de nouveau. Il a déjà perdu un bras en combattant les Français et il se retrouve maintenant avec une blessure béante à la hauteur de l’épaule de son bras valide. Il se voit forcé d’abandonner le commandement de son vaisseau.

Le lieutenant Inglis tente de compléter le virage du Detroit, mais le Queen Charlotte s’est trop rapproché de lui. Les deux navires sont entre les mains de jeunes officiers sans expérience et leurs gréements se retrouvent emmêlés. À l’heure qu’il est, les deux officiers supérieurs de chacun des navires britanniques sont ou morts ou si gravement blessés, qu’ils ne sont plus en mesure d’assurer le commandement.

Les bordées crachées par le Lawrence ont causé de terribles dommages aux vaisseaux britanniques si bien que la flotte n’a pas d’autre choix que de se rendre. Deux petites canonnières tentent de s’échapper, mais elles sont rapidement rattrapées et capturées. C’est la première fois dans l’histoire, qu’une flotte entière de la British Navy est défaite et capturée par l’ennemi.