Guerre de 1812Events and Locationsenglish

Le traité de Gand

Le traité de Gand : point de vue britannique

Le traité de Gand : point de vue autochtone

Le traité de Gand : point de vue américain

La veille de Noël 1814, les négociateurs britanniques et américains apposèrent leur signature et fixèrent leur sceau sur le document qui, une fois ratifié par leurs gouvernements respectifs, mettrait fin à la guerre de 1812.

À peine avait-il déclaré la guerre à la Grande-Bretagne que le président des États-Unis James Madison, entreprit de chercher une solution diplomatique au conflit. Au reste, il aurait probablement ratifié l’armistice de Dearborn et Prevost, en date du 20 août, si l’on était arrivé à une entente concernant l’enrôlement forcé des marins américains. Lorsque la Russie s’offrit comme médiatrice, Madison envoya ses négociateurs à Saint-Pétersbourg, mais les Britanniques tenaient mordicus à négocier face à face. Les deux parties s’entendirent finalement pour se rencontrer à Gand, en Belgique, en août 1814.

Les Américains avaient alors laissé tomber la question de l’enrôlement forcé. Napoléon étant vaincu, les Britanniques se retrouvaient avec un surplus de marins sans affectation. L’autre important grief des Américains, c'est-à-dire l’ordonnance prise en Conseil privé interdisant le commerce avec les pays européens, étant abrogé depuis un bon moment par les Britanniques, il ne restait plus qu’à finaliser les limites territoriales. Après que les Britanniques eurent accepté d’oublier la création d’un État autochtone mitoyen entre le Canada et les États-Unis, il fallut peu de temps aux deux pays pour mettre fin aux hostilités. Cela se fit en rétablissant le statu quo des conditions prévalant avant la guerre.

Le traité de Gand signifiait que des milliers de gens avaient péri pour rien. En effet, personne ne gagna la guerre de 1812. Malgré le fait que les États-Unis n’atteignirent aucune de leurs visées militaires, ils atteignirent un objectif plus caché : chasser les Premières nations de leurs territoires afin d’y établir des colonies de Blancs. La Grande-Bretagne pouvait être assurée que les États-Unis mettraient un terme à leurs projets expansionnistes vers le Canada. Les vrais perdants étaient donc les Premières nations. Les guerriers avaient combattu aux côtés des Britanniques dans l’espoir d’obtenir, en retour, un pays qui serait le leur. Toutefois, la Grande-Bretagne, lassée de cette guerre, manqua à sa promesse et se contenta d’accorder aux Premières nations " tous les droits et privilèges dont elles jouissaient avant la guerre ".