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"Dans la vie d'un soldat, il y a des moments horribles"
John Le Couteur, lieutenant britannique
Lectures supplémentaires :
Prélude à la bataille de Lundy's Lane
La bataille de Lundy's Lane
Les américain à Lundy's Lane
Les britanniques à Lundy's Lane
Deux témoinages
de la bataille de Lundy's Lane
William
Dunlop soccupe
des blessés
Les
lendemains de la bataille de Lundy's Lane
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William Dunlop s'est remémoré
un événement tragique :
William Dunlop s'est
remémoré un événement tragique qui a eu lieu
après la bataille de Lundy's Lane. Il démontre l'impact
qu'a souvent eu la guerre sur les civils.
Il serait bon qu'ils voient une telle
scène, ces froids politiciens, qui calculent le coût d'une
guerre en morts et en blessés tout comme ils calculeraient le
coût d'un cheval en livres, ou encore ceux qui, bien assis à
la maison, trouvent que l'animation qu'apporte à leur vie la
lecture des nouvelles de guerre ou la lueur lointaine d'une explosion
valent bien les dépenses occasionnées par un conflit.
Qu'il en soient témoins, ne serait-ce que pour une heure, et
ils en recevraient une bonne leçon.
Cette vérité toute
simple s'est imposée à mon esprit après que j'aie
été témoin du chagrin d'une pauvre femme. On m'avait
amené deux cent vingt blessés ce matin-là et parmi
eux, il y avait un fermier américain qui s'était rendu
sur le champ de bataille en tant que milicien, ou encore en tant qu'auxiliaire.
Il avait près de soixante ans mais c'était un véritable
hercule. Une balle lui avait fait éclater le fémur et
une autre lui avait infligé une blessure, de toute évidence
mortelle, au tronc. Sa femme, une vieille dame d'apparence respectable,
avait traversé les lignes sous la protection d'un drapeau blanc
et s'était immédiatement rendue à l'hôpital.
Elle y avait trouvé son mari étendu sur une paillasse
et se tordant dans les affres d'une horrible agonie.
Stupéfaite de douleur,
elle s'assit sur le sol et, la tête de son mari reposant sur elle,
resta longtemps à gémir tandis que les larmes coulaient
à profusion sur son visage. Mais une plainte de son pauvre mari
la tira de sa transe. Alors, elle joignit les mains en regardant autour
d'un air affolé et s'exclama : "Oh que le roi et le
président soient ici pour voir les souffrances qu'engendrent
leurs querelles. Ils répugneraient alors à faire la guerre
sans une raison qu'ils pourraient invoquer devant Dieu, au jugement
dernier, pour se justifier d'avoir détruit des créatures
faites à Son image."
Une demi-heure plus tard, le pauvre
homme avait cessé de souffrir.
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