Guerre de 1812Events and Locationsenglish

La campagne du Niagara de 1814 : la bataille de Lundy's Lane

"Dans la vie d'un soldat, il y a des moments horribles"
John Le Couteur, lieutenant britannique

 

Lectures supplémentaires :

Prélude à la bataille de Lundy's Lane

La bataille de Lundy's Lane

Les américain à Lundy's Lane

Les britanniques à Lundy's Lane

William Dunlop s’occupe des blessés

William Dunlop s'est remémoré un événement tragique

Les lendemains de la bataille de Lundy's Lane

Deux témoinages de la bataille de Lundy's Lane

Jarvis Hanks, un jeune tambour de l'armée américaine, avait 14 ans quand il marcha sur l'ennemi à Lundy's Lane, peu après que Winfield Scott eut attaqué l'armée britannique.

" Les musiciens sont placés derrière les couleurs, au centre du régiment ou du bataillon. Comme l'ennemi vise avant tout à faire tomber les drapeaux, car de baisser l'étendard est un signe de défaite ou reddition, il me semble que la place des musiciens les met en aussi grand péril que tout les autres soldats. Je me souviens d'un clairon qui, blessé, chevauchait furieusement vers l'arrière, le sang coulant à flots de ses tempes et de ses joues. J'étais moi-même musicien et cette vision m'emplit de crainte : serai-je aussi dans un tel état, ou même pire, dans les minutes à venir? Impossible d'arrêter ou de retourner en arrière, il fallait marcher au combat. "

Dans une lettre à un ami, écrite dans les jours qui suivirent la bataille de Lundy's Lane, le lieutenant britannique John Le Couteur évoque les suites du combat.

" C'est certain, la nuit de la bataille a été la plus affreuse de ma vie. Quand les coups de feu eurent cessé, la nuit semblait figée. On entendait que les plaintes des mourants et des blessés. Je suis allé à plusieurs d'entre eux et j'ai fait évacuer un capitaine. Malgré la fatigue que me causaient 36 heures de marche, de combat et de jeûne, je n'avais pas sommeil. J'avais froid et j'étais extrêmement triste. Que de souffrances pour ces malheureux tombés au champ de bataille! Dans la vie d'un soldat, il y a des moments horribles... Au matin, la scène n'était pas plus agréable qu'elle ne l'avait été durant la nuit. Nous avons dû nous occuper de notre abattoir jusqu'à 11 heures avant de pouvoir manger quoi que ce soit, mais alors une grande marmite de riche chocolat nous a ravivés d'étonnante façon... même si nous l'avons avalé entourés de cadavres. "