Guerre de 1812Events and Locationsenglish

La bataille de Moraviantown ou la bataille de la Thames


La bataille de la Thames

Lectures supplémentaires :

Retraite des indiens de Amherstburg à Moraviantown

Les indiens à Moraviantown

La retraite britannique de Amherstburg à Moraviantown

Les britanniques à Moraviantown

Les américains à Moraviantown

 

Résumé de la bataille de Moraviantown

Avec la bataille de Moraviantown, aussi nommée bataille de la Thames, les troupes américaines sont très près de leur but : la conquête du Canada. La déroute de l’armée britannique indienne, le 5 octobre 1813, fut la première victoire terrestre pour les États-Unis. Combinée avec le succès remporté par les forces navales américaines à la bataille de Put-in-Bay moins d’un mois auparavant, elle devait contribuer à remonter le moral des Américains de façon considérable. Le grand chef indien Tecumseh avait été tué dans un combat corps à corps, et son alliance autochtone s’était effritée. Battant en retraite, les troupes britanniques s’étaient retrouvées dans une confusion totale. Après la bataille, le gouvernement britannique fut confronté avec la possibilité de perdre tous les territoires du Haut-Canada à l’ouest de Kingston.

La Bataille de Moraviantown joua un rôle clé dans la création des mythes entourant les trois commandants en chef qui participaient au conflit. Tecumseh fut perçu comme un guerrier qui avait héroïquement sacrifié sa vie en défendant son peuple, tandis que son allié britannique, le général de division Henry Procter, allait être considéré comme un chef inefficace sinon carrément lâche. Le général américain William Henry Harrison se servit des éloges populaires que son succès à la Thames lui avait valus pour mener à bien une longue carrière politique qui aboutit à son élection à la présidence des États-Unis.

Bien que les Britanniques continuent d’occuper fort Mackinac, la défaite de Moraviantown mit un terme, à toutes fins utiles, au contrôle qu’ils exerçaient à l’ouest du lac Ontario. La région de Detroit, tant convoitée dans la première année de la guerre, cessa d’être un théâtre d’opérations majeur. Avec la mort de Tecumseh et la retraite de Procter, le soutien, prodigué par les Britanniques aux Indiens du Nord-Ouest, a pris fin. L’alliance autochtone s’écroula et les terres pour lesquelles Tecumseh s’était tant battu furent ouvertes à la colonisation.