La bataille de la Nouvelle-Orléans![]() La bataille de Nouvelle-Orléans
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Observations et remarques suite à la bataille de la Nouvelle-OrléansBeaucoup de gens confondent la défaite des Britanniques à la Nouvelle-Orléans par Andrew Jackson, avec la fin de la guerre entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. En dépit des résultats de cette bataille majeure, les deux côtés ont continué à manuvrer avec précaution puisque la guerre était toujours une réalité on ne peut plus concrète. Pendant une semaine, après la bataille, les Britanniques avaient maintenu leur ligne défensive au-dessous de la Nouvelle-Orléans. Les premiers jours, on leur avait permis de rassembler et denterrer leurs morts. Toutefois, le général John Lambert ne voyait pas lintérêt de maintenir sa position. Il ne pouvait pas envisager une nouvelle attaque de la Nouvelle-Orléans avant de réorganiser son armée défaite : trois des quatre généraux de division étaient hors combat et un tiers des hommes de l'infanterie étaient morts ou blessés. Une telle réorganisation pourrait être mieux menée au lac Borgne. Le 15 janvier, les Britanniques se replient sur les rivages du lac Borgne. Lambert a commencé le lent processus d'embarquer tous les hommes, sauf les plus gravement blessés, à bord des grands bateaux qui attendaient à l'entrée du lac. Lambert espère retirer ses troupes sans attirer l'attention des Américains, pour ensuite pouvoir les déplacer vers d'autres forts américains sur la côte du Golfe. Il compte sur cette opération pour remonter le moral de ses hommes. En outre, les ravitaillements en nourriture et autres approvisionnements sont déjà extrêmement bas et Lambert ne veut pas se trouver emprisonné dans ces lieux inhospitaliers avec de pareils besoins. Les Britanniques se retirent doucement, ne laissant seulement derrière eux que des feux couvant et des épouvantails habillés de rouge. Pendant ce temps, Andrew Jackson a perdu contact avec les mouvements britanniques. Il est très préoccupé par la possibilité d'une nouvelle attaque, à partir du sud, ou même d'un siège par le nord du lac Pontchartrain. Il met donc toute son énergie à garder ses propres troupes ensemble plutôt quà dépister l'armée ennemie. Comme partout ailleurs dans l'armée américaine, les hommes à la Nouvelle-Orléans sont devenus de plus en plus mécontents, en raison de leur salaire impayé et du ravitaillement inadéquat. Résultat du fonctionnement lamentable du ministère de la Guerre, la plupart des hommes n'ont pas reçu de salaire depuis des mois. Mais les problèmes de Jackson ne sarrêtent pas là. Les craintes de Jackson au sujet d'une autre offensive britannique, avec son besoin constant de tenir les rênes du pouvoir, lont mené à maintenir la loi martiale pendant des semaines après la bataille du 8 janvier. Ceci a provoqué de sérieux conflits avec les autorités civiles, conflits qui se font sentir de plus en plus dans la population locale. Beaucoup de gens en ont assez des arrestations injustifiées de Jackson et de ses conseils de guerre. Quelques dirigeants locaux essaient même d'inciter les soldats à se mutiner contre Jackson. Mais les soldats ne se mutinent pas, bien qu'ils aient amplement raison de se plaindre. En plus des salaires impayés, voilà quune fièvre meurtrière se propage au sein des troupes et fait des douzaines de victimes. Les volontaires veulent désespérément rentrer chez eux, mais cela leur est refusé. Vu son impopularité, il nest pas sûr que Jackson aurait pu organiser une défense locale efficace si les Britanniques avaient tenté de prendre la Nouvelle-Orléans de nouveau. Au début de février, les Britanniques assiègent, une fois de plus, le fort Bowler, à Mobile. Ils ont débarqué des éclaireurs qui sont postés près du fort isolé afin dy préparer des positions d'artillerie. Les vaisseaux de guerre britanniques doivent aussi fournir lappui de leurs canons. Le 11 février, avec toute son artillerie dirigée vers le fort et prête à déclencher un bombardement massif, Lambert offre aux Américains loccasion de se rendre. Comme les Américains sont dépassés en nombre et que le fort abrite un certain nombre de femmes et d'enfants, leur commandant accepte. Le 12 février, les Britanniques entrent en toute quiétude dans le fort Bowler et hissent l'Union Jack à son mât. Le jour suivant, un navire britannique arrive dans la baie de Mobile avec une dépêche transmettant la nouvelle stupéfiante que, six semaines plus tôt, un traité de paix mettant fin à la guerre avait été signé.
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