La bataille de la Nouvelle-Orléans
"Cette vaste contrée,
à nos frontières, doit nous être cédée.
Et, elle nous appartiendra de la Floride au Mexique! "
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La défense de Andrew JacksonPrévoyant une attaque du fort Bowyer à Mobile, Jackson installa quelques nouvelles batteries et des canons du côté est. Quatre vaisseaux de guerre britanniques, totalisant soixante-dix-huit canons, se présentèrent devant Mobile Point à la mi-septembre. Leur force terrestre, composée de marins et de Creeks ayant échoué dans leur tentative pour pénétrer à lintérieur du fort, les Britanniques tentèrent une attaque combinée de leurs forces navales et terrestres. Mais un tir chanceux des défenseurs américains atteignit le vaisseau amiral britannique et lopération échoua. Les Britanniques retraitèrent vers leur base temporaire de Pensacola, en territoire espagnol. Jackson était un homme qui aimait avoir la maîtrise des événements. Réalisant quil pouvait utiliser loccupation de Pensacola par les Britanniques comme justification pour semparer de la ville, malgré des ordres contraires du ministre de la Guerre, James Monroe, Jackson pénétra en Floride espagnole à la tête dune force composée de quatre mille soldats réguliers et volontaires. Ils encerclèrent la ville, échappant à lattention des vaisseaux britanniques et des cinq cents soldats espagnols qui gardaient le fort San Carlos de Barrancas. Après une brève résistance, la flotte britannique mit les voiles et quitta la baie de Pensacola en faisant sauter tout ce quelle put, laissant les Espagnols faire face à la fureur de Jackson. Malgré le ton plein dassurance de ses missives au ministère de la Guerre : " Je me flatte davoir, personnellement, inspiré une telle crainte aux Britanniques à Pensacola, quils redouteront toute attaque dans ce coin. ", Jackson craignait que les Britanniques puissent le déborder et marcher sur Mobile. Ne laissant à Pensacola quune faible garnison, il ramena très rapidement le reste de ses forces à Mobile. Là, des rumeurs provenant des marchands du golfe affirmaient quune vaste force britannique se rassemblait dans les Antilles en vue dattaquer la Nouvelle-Orléans. Au début, Jackson ne se laissa pas influencer par ces rumeurs provenant de sources quil considérait comme peu fiables. Mais, réalisant que la défense de toutes les voies daccès à la Nouvelle-Orléans demanderait beaucoup de ressources, il ne pouvait se permettre dattendre et de risquer dêtre pris par surprise. Le 22 novembre, laissant une bonne partie de ses troupes régulières à Mobile, et croyant toujours que lattaque principale des Britanniques sy produirait, Jackson se rendit à la Nouvelle-Orléans. En cours de route, il envoya des dépêches réquisitionnant toutes les unités de milice disponibles, incluant les deux mille huit cents fusiliers à cheval du Tennessee commandés par son vieil ami et associé des campagnes contre les Red Sticks, John Coffee. Si les rapports faisant état de la quantité et de la qualité des forces britanniques assemblées étaient vrais, Jackson aurait besoin de tous les hommes dont il pouvait disposer.
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