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La bataille de la Nouvelle-Orléans


Attaque des barges britanniques contre des canonnières américaines, le 14 décembre, 1814

Lectures supplémentaires :

Le sud en 1814 : arrière plan à la bataille de la Nouvelle-Orléans

La défense de Andrew Jackson

Les Britanniques arrivent à Nouvelle-Orléans

L'attaque de la plantation Villere

La veille de la bataille

Massacre à Nouvelle-Orléans

Témoignages de la bataille de la Nouvelle-Orléans

Observations et remarques suite à la bataille de la Nouvelle-Orléans

 

La défense de la Nouvelle-Orléans

Andrew Jackson arriva à la Nouvelle-Orléans le 2 décembre 1814. La nouvelle d’une attaque britannique possible circulait depuis des semaines, créant un état de panique chez certains habitants et une attitude de résignation et d’inertie chez d’autres. Bien que de santé chancelante, Jackson alla inspecter tous les points d’accès à la ville, servant de médiateur dans les chicanes entre les différentes factions des autorités civiles de la ville, tout en s’évertuant à restaurer un climat de calme.

Le travail de reconnaissance de Jackson lui permet d’obtenir un portrait très net de la situation. Il y avait plusieurs approches possibles de la ville : les Britanniques pouvaient remonter le Mississippi avec leurs gros navires ; ils pouvaient traverser le lac Borgne et poursuivre vers l’intérieur des terres par n’importe lequel des nombreux bayous ; ou lancer une attaque au nord de la ville via le lac Pontchartrain. Jackson tenait les routes de Pontchartrain ou du Mississippi comme les plus vraisemblables puisque toutes les autres approches nécessitaient des déplacements à travers les terres marécageuses et hostiles qui entouraient la Nouvelle-Orléans. Tout en se concentrant sur ces deux routes, Jackson devait assurer la défense de toutes les voies d’accès à la ville puisque l’ennemi pouvait fort bien choisir l’approche qui lui convenait le mieux. C’est ici que Jackson dut se servir de ses qualités d’initiative.

Comme le ministère de la Guerre n’avait pas tenu sa promesse de lui fournir d’autres troupes, Jackson rassembla le plus grand nombre d’hommes qu’il put, car il ne faisait aucun doute qu’il aurait à défendre la ville contre des soldats britanniques de métier bien entraînés. En plus de déployer sa force de milices de six mille hommes, Jackson prit des décisions très peu orthodoxes, comme la reconnaissance du bataillon des Free Men of Colour (bataillon de miliciens noirs, existant de longue date, mais que la plupart de Sudistes hésitaient à reconnaître), et l’obtention des services des pirates de Jean Laffitte de Barataria Bay.

Jackson passa les deux premières semaines à renforcer les forts le long des nombreuses voies d’eau, et à s’assurer que les miliciens bloquent tous les bayous navigables qui conduisaient à la ville, avec des barrages d’enchevêtrements d’arbres coupés. Bien que ce travail ait été fait consciencieusement en dépit du peu de ressources et d’une main d’œuvre limitée, le général de milice Jacques de Villere omit de bloquer le bayou Bienvenu, sur le côté ouest du lac Borgne, qui menait directement à sa plantation, un fait qui était connu des pêcheurs espagnols de l’endroit.

Le 12 décembre, une flottille de vaisseaux de guerre britanniques apparut près de la tête du lac Borgne. Jackson, qui n’y connaissait rien en matière d’opérations navales, croyait que ses cinq canonnières sur le lac seraient amplement suffisantes pour assurer la protection de ce front-là. Deux jours plus tard, l’assurance de Jackson fut durement ébranlée lorsque la British Navy, utilisant une importante flottille de navires et de barges, se débarrassa facilement des canonnières américaines.

 

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