La bataille de la Nouvelle-Orléans![]() Carte de la position des armées
" Une telle destruction
dhommes, pour le temps que cela a duré. na jamais été
vue auparavant. "
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Massacre à Nouvelle-OrléansÀ cinq heures du matin, le 7 janvier, le général britannique Edward Pakenham se dirige vers la rive orientale du Mississippi et n'aime pas du tout ce qu'il y découvre. À l'heure qu'il est, les troupes du colonel Thornton auraient dû avoir traversé de l'autre côté du fleuve et être en route pour capturer les canons américains. Au lieu de cela, il voit la plupart de ses hommes, enfoncés jusqu'à la taille dans la boue, en train de dégager des sections de la digue qui se sont affaissées et qui ont rendu le passage du canal impraticable pour les bateaux. Seulement quelques régiments ont pu être embarqués et attendent qu'on puisse les faire traverser. Pakenham tient absolument à ce que sa force d'attaque atteigne les lignes américaines avant les premières lueurs du jour. Il ordonne à Thornton de procéder, à l'avance, avec les hommes disponibles. Dès leur départ, il devient évident que personne n'ait compté sur le caractère imprévisible du fleuve qui, aujourd'hui, coule plus rapidement qu'à la normale. Les hommes de Thornton finiront par atteindre l'autre rive, mais ils débarqueront beaucoup plus en aval que prévu et perdront un temps précieux. Pakenham chevauche dans le brouillard jusqu'à sa ligne et donne l'ordre à ses officiers de s'occuper des derniers préparatifs dans leurs unités respectives. Un malaise s'installe dans le camp lorsque les officiers comprennent que leur général les envoie au combat avant que Thornton n'ait réussi à capturer les canons américains. C'est là un signe du manque d'expérience de Pakenham comme commandant. Dans un moment crucial comme celui-ci, il peut édulcorer son plan plutôt que d'y tenir fermement ou même d'en concevoir un nouveau. Mais, avec les hommes déjà en rang et le jour qui se lève, les officiers espèrent que l'habile colonel Thornton réglera rapidement le compte de ses adversaires. Le brouillard qui devait aider les Britanniques dans leur avance crée plus de problèmes que ce qu'ils avaient anticipé. Il est assez épais pour que les unités d'artillerie aient de la difficulté à repérer leurs positions et à s'y installer. Un régiment était censé apporter des échelles pour pouvoir franchir la tranchée et prendre d'assaut les Américains. Mais, ces échelles oubliées à l'arrière, les hommes doivent briser les rangs et retourner tant bien que mal pour les récupérer. Lorsque l'artillerie ouvre le feu pour donner le signal de l'offensive, les régiments, aux deux extrémités du champ, s'élancent pour capturer et faire taire les batteries postées devant les lignes américaines. Tout à coup, à la grande consternation des soldats britanniques, le brouillard commence à se dissiper.
Une fois le brouillard matinal levé, Andrew Jackson peut clairement distinguer l'ennemi qui hante ses pensées depuis des semaines. L'artillerie des lignes de Jackson et celle des bateaux ancrés sur le fleuve déversent une pluie soutenue de mitraille et de boulets. À découvert, les Britanniques sont totalement impuissants puisqu'ils sont trop loin pour pouvoir répondre avec leurs mousquets. Incrédules, les canonniers américains regardent les Britanniques poursuivre leur avance en dépit des quantités d'hommes fauchés par les bombes qui s'abattent dans leurs rangs. Le capitaine George Gleig se souvient d'avoir vu ses camarades tomber tandis que les canons américains continuaient de servir " un feu dévastateur qui décimait des compagnies entières. " Lorsqu'après des efforts incroyables, les Britanniques réussissent à s'approcher des positions américaines, les tireurs du Kentucky, assistés des Choctaws et des autres miliciens, viennent ajouter au carnage en ouvrant le feu et en maintenant un tir nourri.
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