La bataille de la Nouvelle-Orléans![]() Carte de la position des armées
" Une telle destruction
dhommes, pour le temps que cela a duré. na jamais été
vue auparavant. "
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Massacre à Nouvelle-OrléansUne heure à peine s'est écoulée et l'attaque britannique s'effiloche rapidement. Pakenham se rend compte que Thornton n'a pas encore réussi sa mission sur la rive ouest. En ce qui va être une erreur des plus coûteuses, Pakenham détourne des troupes qui devaient soutenir Thornton dans la capture de la batterie de canons, et les envoie au centre du champ de bataille, sur la droite de Jackson. Le régiment réussit à traverser la ligne, mais il se retrouve sans soutien et subit de lourdes pertes sous le feu des fusiliers du Kentucky et des bateaux situés à proximité. Se déplaçant sur le flanc gauche, le régiment des Highlanders du général John Keane est décimé par le barrage américain. Trois hommes sur quatre sont tués ; Keane est touché au cou. Ailleurs sur le front, les officiers et les hommes agonisent dans le canal, après avoir tenté de percer les lignes américaines. Mais, Pakenham n'est pas conscient de tous ces développements. Il essaie désespérément de maintenir l'ordre tandis que ses officiers regroupent ce qui reste des troupes. Ayant rassemblé ses hommes, y compris certains qui fuyaient, Pakenham mène une charge, mais son cheval est tué sous lui. Son aide de camp lui offre le sien mais, au moment où le général enfourche la bête, deux balles l'atteignent, une à la gorge, l'autre à la poitrine. Pendant qu'on le transporte vers l'arrière, il souffle un dernier ordre : appelez les réserves du général John Lambert. Il meurt dans les minutes qui suivent. Lambert s'élance vers l'avant, mais progresse difficilement, car, avec peu d'officiers pour mener l'offensive, beaucoup de soldats britanniques battent en retraite. Pakenham mort, et le commandement lui incombant, Lambert décide de prendre une position défensive plutôt que de poursuivre l'avance. Ignorant que l'engagement est à peu près terminé sur la rive est du fleuve, Thornton est finalement en position pour prendre d'assaut les canons du général Morgan. La milice américaine offre une résistance féroce, mais celle-ci n'est pas assez forte pour débouter un militaire d'expérience comme Thornton. Ses hommes attaquent sans relâche le flanc droit américain jusqu'à ce que, finalement, les hommes de Morgan soient forcés d'enclouer les canons et de battre en retraite. Gravement blessé, Thornton reste avec un groupe de réguliers britanniques pour maintenir la position pendant que les autres poursuivent les Américains. Mais, après avoir remonté le fleuve le long de la rive sur plus de 2 km, un message de Lambert leur parvient : dans les circonstances, la position est trop difficile à tenir, ils doivent se retirer. Après avoir détruit ce qu'ils pouvaient comme canons, les Britanniques retraversent le fleuve et aperçoivent, pour la première fois, le carnage qui a eu lieu sur le champ de bataille. Le sergent David Brown, du 21e Régiment de fantassins britannique, se souvient comment " plus d'un brave soldat et plus d'un officier essuya les larmes de ses yeux en contemplant ses camarades qui gisaient sur le sol. " Les Britanniques perdirent au moins trois cents hommes sur ce champ de bataille, et un grand nombre des mille deux cents blessés allait mourir plus tard ou être estropié pour la vie. Les pertes américaines totalisèrent treize morts seulement et cinquante-deux blessés ou disparus. Les Américains firent cinq cents prisonniers. Toutefois, ce fut le spectacle des corps sur le champ de bataille qui allait créer l'impression la plus profonde. William Lawrence, un milicien américain, devait affirmer plus tard : " J'aurais pu marcher sur les cadavres des Britanniques pendant près d'un demi-kilomètre sans toucher terre. " |