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La bataille de la Nouvelle-Orléans


La bataille de Nouvelle-Orléans

Lectures supplémentaires :

Le sud en 1814 : arrière plan à la bataille de la Nouvelle-Orléans

La défense de Andrew Jackson

La défense de la Nouvelle-Orléans

L'attaque de la Plantation Villere

La veille de la bataille

Massacre à Nouvelle-Orléans

Témoignages de la bataille de la Nouvelle-Orléans

Observations et remarques suite à la bataille de la Nouvelle-Orléans

 

Les britanniques arrivent à Nouvelle-Orléans

La terrible nouvelle de la mort du général de division Ross à Baltimore, à la mi-septembre, atteignit l'Angleterre un mois plus tard. Sans compter la perte pour l'Armée britannique d’un chef jeune et intelligent, sa mort mettait en péril la campagne prévue pour la Nouvelle-Orléans. Il fallait lui trouver un remplaçant pour l’ensemble de l’opération. Il fut rapidement décidé que le général de division Edward Packenham comblerait ce poste. Certains furent mécontents de cette affectation ; bien qu'il fut un officier courageux et intelligent, Packenham n'avait pas d’expérience de commandement de grandes opérations. Toutefois, il était un peu tard pour tenir compte de ces protestations, car Packenham naviguait déjà vers la Jamaïque pour son rendez-vous avec Alexander Cochrane.

L’amiral Cochrane avait décidé de ne pas attendre Packenham, estimant qu’il ferait mieux de partir avec sa propre armée et celle de John Keane afin d’amorcer les préparatifs près de la côte du golfe. Cochrane avait passé la majeure partie de novembre à analyser par lequel des multiples points d'accès de la Nouvelle-Orléans il attaquerait. Grâce à son réseau d’informateurs bien payés, Cochrane savait que les Américains avaient seulement cinq petites canonnières sur le lac Borgne et qu'autrement, il ne trouverait pas de résistance. Il savait que sa marine pourrait facilement s’occuper de ces canonnières. Son souci principal était le transport efficace des hommes et des approvisionnements par le lac, celui-ci étant trop peu profond pour ses grands vaisseaux de guerre. Puis, il lui faudrait remonter l'un des nombreux bayous et traverser le territoire marécageux menant à la ville. Il croyait que cela pouvait se faire si l’on exécutait le plan rapidement et à la lettre. Après avoir été informé que Jackson n'avait pas encore fortifié la ville, Cochrane quitta la Jamaïque avec sa flotte le 27 novembre : il espérait surprendre Jackson.

Cochrane atteignit l'entrée du lac Borgne deux semaines plus tard et ne perdit pas de temps : il envoya une flottille de quarante-cinq bateaux, bardés de canons, pour affronter les canonnières américaines. Après un jour et demi passé à ramer sur le lac sans le moindre vent, les hommes du capitaine britannique Lockyer coincèrent les Américains. Après une bataille féroce, les Britanniques purent ajouter cinq canonnières à leur flotte et Cochrane commença à chercher une base d’opérations. En fin de compte, il décida que Pea Island, à l'extrémité nord du lac, serait la zone de planification. Pendant quatre jours froids et humides, les Britanniques firent plusieurs voyages pour transporter les hommes et le matériel jusqu’à Pea Island à partir des vaisseaux de guerre ancrés à l'entrée du lac, à 50 kms de l'île.

Pendant ce temps, les Britanniques faisaient de leur mieux pour évaluer la situation américaine. Andrew Jackson avait envoyé des émissaires pour demander une trêve et pour prendre des nouvelles des Américains capturés lors de la bataille du lac. Cochrane, se passant de formalités, questionna de long en large les émissaires quant à la force des troupes américaines à la Nouvelle-Orléans. Sans doute, espérant effrayer les Britanniques, un des émissaires avança le chiffre de quinze mille. Cochrane ne le crut pas, mais ce fut tout ce qu'il put obtenir des Américains. Par contre, des renseignements plus prometteurs lui furent bientôt rapportés.

continue