La bataille de la Nouvelle-Orléans![]() La bataille de Nouvelle-Orléans
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Les britanniques arrivent à Nouvelle-OrléansLa terrible nouvelle de la mort du général de division Ross à Baltimore, à la mi-septembre, atteignit l'Angleterre un mois plus tard. Sans compter la perte pour l'Armée britannique dun chef jeune et intelligent, sa mort mettait en péril la campagne prévue pour la Nouvelle-Orléans. Il fallait lui trouver un remplaçant pour lensemble de lopération. Il fut rapidement décidé que le général de division Edward Packenham comblerait ce poste. Certains furent mécontents de cette affectation ; bien qu'il fut un officier courageux et intelligent, Packenham n'avait pas dexpérience de commandement de grandes opérations. Toutefois, il était un peu tard pour tenir compte de ces protestations, car Packenham naviguait déjà vers la Jamaïque pour son rendez-vous avec Alexander Cochrane. Lamiral Cochrane avait décidé de ne pas attendre Packenham, estimant quil ferait mieux de partir avec sa propre armée et celle de John Keane afin damorcer les préparatifs près de la côte du golfe. Cochrane avait passé la majeure partie de novembre à analyser par lequel des multiples points d'accès de la Nouvelle-Orléans il attaquerait. Grâce à son réseau dinformateurs bien payés, Cochrane savait que les Américains avaient seulement cinq petites canonnières sur le lac Borgne et qu'autrement, il ne trouverait pas de résistance. Il savait que sa marine pourrait facilement soccuper de ces canonnières. Son souci principal était le transport efficace des hommes et des approvisionnements par le lac, celui-ci étant trop peu profond pour ses grands vaisseaux de guerre. Puis, il lui faudrait remonter l'un des nombreux bayous et traverser le territoire marécageux menant à la ville. Il croyait que cela pouvait se faire si lon exécutait le plan rapidement et à la lettre. Après avoir été informé que Jackson n'avait pas encore fortifié la ville, Cochrane quitta la Jamaïque avec sa flotte le 27 novembre : il espérait surprendre Jackson. Cochrane atteignit l'entrée du lac Borgne deux semaines plus tard et ne perdit pas de temps : il envoya une flottille de quarante-cinq bateaux, bardés de canons, pour affronter les canonnières américaines. Après un jour et demi passé à ramer sur le lac sans le moindre vent, les hommes du capitaine britannique Lockyer coincèrent les Américains. Après une bataille féroce, les Britanniques purent ajouter cinq canonnières à leur flotte et Cochrane commença à chercher une base dopérations. En fin de compte, il décida que Pea Island, à l'extrémité nord du lac, serait la zone de planification. Pendant quatre jours froids et humides, les Britanniques firent plusieurs voyages pour transporter les hommes et le matériel jusquà Pea Island à partir des vaisseaux de guerre ancrés à l'entrée du lac, à 50 kms de l'île. Pendant ce temps, les Britanniques faisaient de leur mieux pour évaluer la situation américaine. Andrew Jackson avait envoyé des émissaires pour demander une trêve et pour prendre des nouvelles des Américains capturés lors de la bataille du lac. Cochrane, se passant de formalités, questionna de long en large les émissaires quant à la force des troupes américaines à la Nouvelle-Orléans. Sans doute, espérant effrayer les Britanniques, un des émissaires avança le chiffre de quinze mille. Cochrane ne le crut pas, mais ce fut tout ce qu'il put obtenir des Américains. Par contre, des renseignements plus prometteurs lui furent bientôt rapportés.
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