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La bataille de la Nouvelle-Orléans


Carte du Sud en 1814

Lectures supplémentaires :

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La défense de la Nouvelle-Orléans

Les Britanniques arrivent à Nouvelle-Orléans

L'attaque de la plantation Villere

La veille de la bataille

Massacre à la Nouvelle-Orléans

Témoignages de la bataille de la Nouvelle-Orléans

Observations et remarques suite à la bataille de la Nouvelle-Orléans

 

Le Sud en 1814 : arrière plan à la bataille de la Nouvelle-Orléans

En 1812, les frontières des États de l'ouest des États-Unis, tout comme celles du nord-ouest, sont âprement disputées. Depuis longtemps, cette situation présente un problème pour le gouvernement américain enclin à l'expansionnisme. Les Espagnols possèdent encore des territoires en Floride occidentale et à l'ouest du Mississippi. De plus, la nation Creek occupe un vaste territoire entre le Mississippi et le golfe du Mexique, ce qui est une entrave à l'établissement des colons blancs. Toutefois, les dirigeants américains sont déterminés à s'emparer de ces territoires, aussi bien pour des raisons idéologiques que financières.

Les États-Unis ont acquis la Louisiane de la France en 1803, ce qui leur a donné une plus grande maîtrise de cette voie maritime des plus importantes, le fleuve Mississippi, et surtout de son delta, dans le golfe du Mexique. Le gouvernement sait que cette région a le potentiel nécessaire pour devenir le district central du commerce dans l'ouest des États-Unis. En 1812, ces espoirs sont en voie de réalisation ; en effet, le centre commercial du Sud, la Nouvelle-Orléans, est en pleine expansion. Mais, le déclenchement de la guerre a de graves conséquences pour les gens qui habitent ces territoires et pour le gouvernement qui désire en prendre le commandement.

La Nouvelle-Orléans est, avant tout, un avant-poste des États-Unis. C'est le seul port américain de la côte du golfe et elle est, géographiquement, coupée du reste du pays par les territoires espagnols. Depuis qu'ils ont acquis la Louisiane, les États-Unis n'ont jamais caché leur désir de posséder, un jour, ces terres qui leur donneraient la maîtrise absolue des rives du golfe jusqu'au littoral de l'Atlantique. Mais la guerre rend la Nouvelle-Orléans, ce joyau du Sud, extrêmement vulnérable. Le prince héritier d'Espagne est un allié de la Grande-Bretagne dans sa guerre contre Napoléon. Les Américains craignent que les Espagnols permettent aux Britanniques l'accès à leurs forts et à leurs voies fluviales pour envahir le Sud. Certes, la Nouvelle-Orléans est importante pour le gouvernement américain, mais depuis le début du conflit, le théâtre des opérations dans le Nord a été une préoccupation beaucoup plus pressante. En conséquence, la Nouvelle-Orléans et les autres territoires du Sud reçoivent très peu d'aide financière pour mettre sur pied un plan de défense.

Les Britanniques connaissent pertinemment la valeur de la côte du golfe et du Mississippi pour les Américains. Ils savent, également, que la maîtrise exercée par les Américains sur ces territoires n'est pas aussi complète que ceux-ci le voudraient. Mais, à cause de la guerre en Europe, durant les années 1812 et 1813, les Britanniques ne peuvent réunir les forces navales et militaires nécessaires pour profiter de cette faiblesse et monter une campagne majeure le long de la côte du golfe. Tout ce que peut faire la Grande-Bretagne, c'est d'envoyer des agents pour tenter de forger des alliances avec les tribus des Premières nations insatisfaites, tels les Creeks, et avec la très vaste population d'esclaves noirs vivant dans les territoires de la Louisiane et du Mississippi. Mais les circonstances et le déroulement de la guerre évoluant constamment, les Britanniques n'obtiennent que peu de succès.

 

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