english

La bataille de la Nouvelle-Orléans


Carte du sud en 1814

Lectures supplémentaires :

La défense de Andrew Jackson

La défense de la Nouvelle-Orléans

Les Britanniques arrivent à Nouvelle-Orléans

L'attaque de la plantation Villere

La veille de la bataille

Massacre à la Nouvelle-Orléans

Témoignages de la bataille de la Nouvelle-Orléans

Observations et remarques suite à la bataille de la Nouvelle-Orléans

 

Le Sud en 1814 : arrière plan à la bataille de la Nouvelle-Orléans

Toutefois, la situation allait changer du tout au tout en 1814. Avec la fin des hostilités en Europe, en avril 1814, la possibilité d'une attaque navale par les Britanniques contre le sud des États-Unis devient tout à fait concevable. Au début de l'été, après des semaines de vigoureux plaidoyers, le vice-amiral de la Royal Navy, Sir Alexander Cochrane, réussit à convaincre la Grande-Bretagne que la prise de la Nouvelle-Orléans viendrait, non seulement, contrecarrer les projets des Américains d'élargir leurs frontières, mais aussi, paralyser leur économie déjà chancelante. De toute manière, la prise de possession de n'importe quel territoire américain s'avérerait utile à la table de négociation de Gand.

Cochrane est un commandant énergique et habile avec un énorme appétit pour le butin. Il sait qu'après des années de blocus, la Nouvelle-Orléans regorge de marchandises, incluant du coton, du sucre, du tabac et du chanvre, des marchandises valant des millions de dollars. S'il pouvait capturer la ville, une partie considérable de ce butin lui reviendrait. Cochrane a aussi la conviction que la population mixte d'Espagnols, de Français, d'esclaves noirs et d'Indiens des Premières nations serait bien heureuse d'échapper à la domination américaine.

La question de la diversité de la population est une préoccupation primordiale pour le nouveau général de brigade américain, Andrew Jackson, qui entretient des visées expansionnistes farouches. Il a découvert que sa récente campagne contre les Creeks Red Sticks lui avait fourni un tremplin pour le développement d'une force militaire et politique encore plus puissante, force qu'il pourrait utiliser pour concrétiser sa vision d'une Amérique sans bornes. À l'été de 1814, Jackson est déterminé à se servir du conflit avec la Grande-Bretagne pour accroître encore plus ses gains territoriaux, mais il sait que cela sera difficile étant donné la structure de la population du Sud.

Le territoire de la Louisiane est peu peuplé, et la majorité de ses habitants est concentrée autour de la Nouvelle-Orléans. Mais Jackson ne les considère pas aussi fiables que le genre de colons que l'on trouve au Kentucky ou à son Tennessee natif. Ce sont surtout des francophones de race mixte, des immigrants, des esclaves et des pirates. Andrew Jackson est incapable de prédire s'il peut compter sur cette population pour une défense efficace de la Nouvelle-Orléans.

 

continue