Guerre de 1812Events and Locationsenglish

La bataille de Queenston Heights

" Le coup doit être porté bientôt sinon tous les efforts et les coûts investis dans cette campagne auront été pour rien… et seront teintés de déshonneur. "
Général de division américain Stephen Van Rensellaer

Lectures supplémentaires :

Résumé de la bataille de Queenston Heights

Arrière-plan des britanniques à Queenston Heights

Arrière-plan des américains à Queenston Heights

Les Britanniques à Queenston Heights

Brock à Queenston Heights

Les iroquois à Queenston Heights


 

Les américains à Queenston Heights

" Le coup dt être porté bientôt sinon tous les efforts et les coûts investis dans cette campagne auront été pour rien… et seront teintés de déshonneur. "

Stephen Van Rensselaer

Les embarcations des colonels Solomon Van Rensselaer et John Chrystie quittent la rive de Lewiston peu après trois heures du matin, le 13 octobre. Leurs troupes n’ont que de vagues ordres de service : capturer Queenston Heights et prendre la maîtrise du village. L’imprécision de ses ordres n’inspire guère confiance aux hommes. Les treize bateaux transportent trois cents soldats de métier sous le commandement de Chrystie et un nombre égal de miliciens sous Van Rensselaer. Ils n’ont que deux cents mètres à franchir pour arriver au Canada.

Le grincement des rames n’échappe pas à la vigilance des troupes britanniques et, bientôt, une pluie de balles déferle sur la rivière. Les canons britanniques ouvrent le feu et tentent de couler les bateaux avant qu’ils n’atteignent la rive. Pour un bon nombre, la courte traversée paraît interminable.

Seulement dix des embarcations réussissent à gagner la rive opposée. Le bateau du colonel Chrystie a été endommagé et a été emporté en aval. Une fois débarqués, les Américains sont cloués sur la plage. Impuissants, ils voient les bateaux transportant les renforts dériver dans le courant et être capturés. Plusieurs officiers américains sont blessés par le tir des fusils britanniques, y compris Solomon Van Rensselaer, qui voit son attaque commencer à s’effilocher.

Le jeune capitaine de vingt-quatre ans, John Wool, propose un plan qui permettra peut-être de prendre l’ennemi à revers. Il a entendu parler d’un sentier de pêcheur qui gravit les falaises abruptes et qui aboutit à proximité de l’endroit où les Britanniques servent un canon de dix-huit livres. Wool escalade le sentier avec cent cinquante hommes et les poste dans les bois derrière la pièce d’artillerie. Aux premières lueurs du jour, ils constatent que le canon n’est servi que par quelques hommes. Leur attaque surprend les Britanniques qui réussissent à enclouer le canon avant de s’enfuir.

La capture de la crête par Wool fait tourner la bataille en faveur des Américains ; ces derniers chassent les Britanniques des hauteurs et tuent le général Isaac Brock. L’artillerie britannique étant, momentanément, hors service, de nouvelles troupes américaines traversent la rivière en sécurité et repoussent les Britanniques à l’extrémité nord de Queenston. À peine arrivé, le jeune lieutenant-colonel Windfield Scott prend le commandement. Il renforce sa position sur les hauteurs et scrute anxieusement l’autre côté de la rivière où plus de mille miliciens devraient s’apprêter à faire la traversée.

Mais, du côté américain de la rivière, les choses ne vont pas tel qu'il a été prévu dans le plan d’attaque. Les craintes du général de division Van Rensselaer se confirment : non seulement le général Smyth n’a pas lancé l’attaque cruciale à partir de Buffalo, mais il a refusé d’envoyer des renforts vers Lewiston. Pour ajouter à la frustration de Van Rensselaer, il ne reste plus que six embarcations capables d’effectuer la traversée. Le colonel Chrystie se souvient de la situation en ces termes :

" … une scène de confusion indescriptible ; il n’y avait aucun responsable des bateaux et des embarcations, ni du commandement des équipages… À l’occasion, certains hommes montaient dans une embarcation, s’ils en trouvaient une, traversaient puis l’abandonnaient sur la rive ; celle-ci était emportée par le courant ou était ramenée par les blessés et ceux qui en prenaient soin… "