La bataille de Queenston Heights
"Dans les conditions actuelles, il serait imprudent de passer à loffensive."
Général de division américain Stephen Van Rensellaer
Lectures
supplémentaires :
Résumé de la bataille de Queenston Heights
Arrière-plan
de la bataille de Queenston Heights
Les Britanniques à Queenston Heights
Les américains à Queenston Heights
Les iroquois à Queenston Heights
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Arrière-plan de la bataille de
Queenston Heights :
les Américains
Sur la rive
obscure de la rivière Niagara près de Lewiston, le colonel
américain Solomon Van Rensellaer donne lordre à la
première vague de sa milice dembarquer dans les navires.
Malgré quelques problèmes, Van Rensellaer est confiant de
réussir cette attaque aurorale contre les Britanniques. Il commande
une partie dune armée regroupant plus de quatre mille hommes,
tandis que l'on sattend à ce quune autre troupe de
mille six cents soldats, se trouvant en amont à Buffalo, passe
également à lattaque. Ensemble, les deux armées
devraient réussir à diviser les défenses de lennemi
et se poster du côté canadien du Niagara.
Au cours
des semaines précédant cette attaque, le major général
Stephen Van Rensellaer ne partageait pas la confiance de son cousin Solomon.
Politicien, il est bien conscient que sa nomination au titre de commandant
de larmée du centre nest pas très bien accueillie
par certains officiers réguliers expérimentés, pour
ne pas dire ambitieux, comme Winfield Scott et Alexander Smyth. Il semble
quil ne peut rien faire pour les rallier à son commandement.
Malgré
les ordres directs quil reçoit de Van Rensellaer, Smyth ne
sengagera pas dans une attaque simultanée depuis sa position
à Buffalo. Il ignore également les ordres reçus dans
le but dobtenir un plus grand nombre de navires en vue de loffensive.
Bien
quil soit un soldat expérimenté, Solomon Van Rensellaer
a connu des problèmes similaires. Ses demandes répétées
pour obtenir de meilleurs approvisionnements pour ses troupes demeurent
sans réponse. Van Rensellaer pense que sa politique fédéraliste
pourrait en être la cause. Il croit que Peter B. Porter, limplacable
faucon républicain, responsable de la distribution des approvisionnements
à New York, tente délibérément de lentraîner
vers une défaite personnelle. De telles disputes politiques au
niveau du commandement viendront à nouveau hanter les Américains.
Le moral
des troupes est bas. Leur campement se trouve à lextérieur
de Lewiston depuis le mois daoût et les hommes nont
touché aucune solde depuis des mois. Plusieurs dentre eux
ont manqué limportante période de la récolte.
Malgré un entraînement constant, les hommes semblent ne pas
avoir la discipline nécessaire pour mener à bien une bataille.
"La
vue des prisonniers de guerre américains marchant au pas sur
la rive opposée de la rivière Niagara ne les rend pas
plus confiants. Plus tard dans le mois de septembre, Peter B. Porter
écrit : " Il y a trois jours, nous avons été
témoins dune scène qui me déchira le cur
et les inquiétudes quelle provoqua chez les troupes sont
indescriptibles. Les héros de Tippecanoe, ainsi que les garnisons
de Detroit et de Michilimackinac, furent conduits comme du bétail
du fort Érié jusquau fort George sous la garde des
troupes du général Brock avec toute la solennité
et la pompe de linsolence britannique. En raison de larmistice
et de notre propre faiblesse, nous étions incapables de leur
porter secours comme ils lauraient souhaité ; nous ne pouvions
que les regarder et ressentir une douleur profonde
"
Les troupes
américaines ne sont guère mieux équipées.
Beaucoup dentre elles manquent de choses essentielles comme de la
nourriture, des armes et des vêtements appropriés, y compris
des chaussures. Le général Van Rensellaer signale le problème
à ses supérieurs :
"
Nos meilleures troupes sont inexpérimentées, plusieurs
de nos soldats sont démoralisés par la détresse
que vivent leurs familles à cause de leur absence, et beaucoup
nont pas les vêtements nécessaires. Nous voici dans
un pays où il fait froid, la saison est très avancée
et, la moitié du temps, nous sommes inondés par la pluie
Dans les conditions présentes, il serait imprudent de passer
à loffensive. "
Mais le
président James Madison ne veut rien entendre des plaintes ou des
excuses; il veut pouvoir annoncer une victoire au Congrès. Au début
du mois d'octobre, il donne lordre de passer à lattaque
immédiatement.
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