Guerre de 1812Events and Locationsenglish

La bataille de Queenston Heights

Suite aux ordres formels de Votre Excellence, je m’abstiendrai, aussi longtemps que cela est possible, de tout acte hostile, tout en étant conscient que chaque jour d’atermoiement donne l’avantage à l’ennemi.
Isaac Brock à George Prevost

Lectures supplémentaires :

Résumé de la bataille de Queenston Heights

Arrière-plan des Américains à Queenston Heights

Les Britanniques à Queenston Heights

Brock à Queenston Heights

Les Américains à Queenston Heights

Les Iroquois à Queenston Heights


 

Arrière-plan des britanniques à Queenston Heights

À l’automne de 1812, un calme inquiétant règne sur les rives de la rivière Niagara. L’interruption des opérations semble se poursuivre même si le bref armistice conclu entre Dearborn et Prevost a pris fin au début du mois de septembre. Les Britanniques comme les Américains ont profité de cette trêve pour consolider leurs positions défensives en attendant la reprise des hostilités.

Les deux commandants sur le front de la Niagara subissent des pressions de la part de leur supérieur même si leur situation est bien différente. L’indécis Stephen Van Rensselaer doit composer avec l’impatience du président James Madison, tandis que l’entreprenant Isaac Brock se voit retenu par l’infinie prudence du gouverneur général George Prevost.

Les Américains ont assemblé, le long de la rivière, des troupes qui surpassent en nombre celles dont Brock dispose. Afin de répondre à une attaque américaine possible n’importe où sur la Niagara, Brock a dû diviser ses mille six cents soldats réguliers et ses trois cents miliciens entre fort Érié et fort George. Queenston, situé entre les deux forts, est légèrement protégé. Avec son optimisme habituel, Isaac Brock demeure confiant en son armée, armée résolue, même si elle est surpassée en nombre. À la fin de septembre, il écrit :

" Voilà plus de deux mois que nous sommes dans un état de guerre, et… le long de cette interminable frontière, pas une seule mort, qu’elle soit naturelle ou causée par l’épée, n’est survenue au sein des troupes que je commande, pas la moindre désertion non plus. "

Les forces régulières comprennent des compagnies du régiment de Brock, le 49e, ainsi que des troupes du 41e que Brock appelle " un régiment tout à fait hors du commun ". Les unités locales, les volontaires des milices de York et de Lincoln, ont également gagné le respect de Brock. Le général est particulièrement soulagé qu’une bande d’Iroquois commandée par John Norton et le fils de Ah’You’wa’eghs ait décidé de combattre à ses côtés. Les guerriers iroquois ont dressé leur campement à fort George.

Le 12 octobre, la veille de la bataille, le major Thomas Evans, un drapeau blanc à la main, traverse la rivière jusqu’à Lewiston pour discuter d’un échange de prisonniers avec Stephen Van Rensselaer. En ramant sur la rivière, Evans essuie des coups de feu, puis reçoit un accueil particulièrement circonspect. Avant de retourner sur la rive canadienne, il remarque un certain nombre d’embarcations dissimulées dans les buissons sur la berge. Evans en déduit qu’une attaque est imminente.

Une fois rentré à Queenston, Evans part immédiatement pour fort George faire son rapport à Brock. En cours de route, il dit aux batteries de s’attendre à une invasion. Les deux aides de camp de Brock sont convaincus que Evans réagit de façon excessive ; Brock, lui-même, a toujours cru que fort George était la cible la plus vraisemblable d’une attaque. Mais Evans persiste et, finalement, convainc Brock qu’il faut entreprendre les préparatifs. À la tombée de la nuit, Brock envoie des cavaliers des Provincial Dragoons alerter les milices locales. Au moment où il va se coucher, fort George est tout à fait prêt à repousser les Américains.