Guerre de 1812Events and Locationsenglish

La bataille de Queenston Heights

"Vos balles devraient bientôt faire des ravages et semer le désarroi parmi ces rangs qui paradent si fièrement."
John Norton, chef iroquois

Lectures supplémentaires :

Résumé de la bataille de Queenston Heights

Arrière-plan des Britanniques à Queenston Heights

Arrière-plan des Américains à Queenston Heights

Les Britanniques à Queenston Heights

Brock à Queenston Heights

Les Américains à Queenston Heights

 

Les iroquois à Queenston Heights

Dès son réveil, au matin du 13 octobre à fort George, John Norton procède à l’organisation de ses guerriers. La bataille tellement attendue est commencée. Voilà deux semaines, l’armée des Mohawks, Ojibwas, Mississaugas et Delawares se sont adonnés aux cérémonies de danses guerrières à la rivière Grand. Les guerriers sont ensuite allés à la rencontre de Brock à fort George. L’armée de Norton ne compte plus qu’environ trois cents hommes. À l’origine, la troupe était plus importante, mais certains guerriers lassés d’attendre, se sont esquivés pour la chasse automnale.

Comme beaucoup de guerriers voyagent avec leurs familles, presque la moitié demeure sur place pour protéger fort George. Le reste vient bientôt rejoindre les troupes du général Sheaffe qui ont déjà commencé la marche de 12 km vers Queenston.

Juste au nord du village de Queenston, Norton entend une rumeur voulant que les Américains avancent à travers la forêt vers l’ouest de la route. Bien qu’ayant des doutes qu’une importante armée puisse progresser à travers une forêt aussi dense, Norton décide tout de même de diriger ses hommes dans cette direction.

Avançant doucement à travers les arbres, les guerriers ne découvrent aucun signe de la présence des Américains. Ils y trouvent cependant des miliciens canadiens effrayés et mal renseignés qui déclarent qu’une armée américaine de six mille hommes a traversé le fleuve. Cette nouvelle rend plusieurs guerriers nerveux ; ils n’aiment pas se battre contre un ennemi beaucoup plus nombreux qu’eux. Norton fait appel à leur bravoure, mais la moitié de ses guerriers disparaissent, certains voulant épargner leurs familles, d’autres voulant sauver leur peau.

Le chemin que suivent les guerriers à travers les bois les mène presque directement à l’arrière du poste américain sur les Heights. S’attendant à être attaqué de front, le chef américain Winfield Scott n’a posté qu’une seule ligne d’hommes pour protéger ses arrières. Les hommes de Norton surgissent tout à coup des bois prenant les soldats par surprise ; l’arrière-garde est repoussée vers le corps de l’armée américaine.

Les guerriers engagent alors le combat, utilisant des tactiques peu orthodoxes qui leur ont valu leur réputation de combattants redoutables et imprévisibles. Utilisant la ligne d’arbres comme couverture, ils attaquent rapidement pour ensuite disparaître. Ce mouvement continuel laisse croire aux troupes américaines que les guerriers sont partout à la fois. Les hommes de Norton demeurent collés au sol lorsqu’ils sont à découvert et les Américains peuvent à peine les voir, encore moins tirer sur eux.

Bien que très peu nombreux, les Iroquois réussissent à déstabiliser les Américains pendant des heures. Ils répliquent au feu ennemi, dit Norton, " avec sang-froid et courage ". Ayant perdu quelques hommes au cours de leurs audacieux assauts, les Iroquois reprennent courage à l’arrivée de fort George, de quatre-vingts guerriers cayugas.

En attaquant leurs flancs, Norton a empêché les Américains de consolider leur position dans les Heights et les a poussés, petit à petit, jusqu’aux falaises. Ceci permet aux renforts du général britannique Sheaffe d’avancer sans opposition. Sheaffe reconnaît par la suite que la victoire a été remportée en grande partie grâce au sens intuitif des tactiques de combat utilisées par les guerriers.

Winfield Scott réalise qu’il n’a pas d’autre choix que de se replier. Il donne l’ordre à ses hommes de descendre les falaises et de regagner Lewiston de l’autre côté du fleuve. Le repli laisse les Américains dans une position vulnérable. Sheaffe ordonne de passer à l’attaque, mais ce sont les Iroquois qui sont sur le front. Les Américains, quant à eux, descendent, tant bien que mal, vers les rives du Niagara. Mais les Iroquois se manifestent bientôt, scalpant les morts et s’emparant du butin des blessés jusqu’à ce que la bataille prenne fin.

Les États-Unis ont plus tard accusé les Iroquois d’avoir ignoré les tentatives de reddition de leurs troupes et d’avoir prolongé la bataille, mais Norton répond que les attaquants américains " n’avaient aucune raison de se plaindre de cruauté ce jour-là ". Pour avoir contribué à la victoire, Norton est promu au " grade de capitaine de la confédération des tribus indiennes "