Guerre de 1812Events and Locationsenglish

La bataille de Queenston Heights

"Dans les conditions actuelles, il serait imprudent de passer à l’offensive."
Général de division américain Stephen Van Rensellaer

Lectures supplémentaires :

Arrière-plan des Britanniques à Queenston Heights

Arrière-plan des Américains à Queenston Heights

Les Britanniques à Queenston Heights

Brock à Queenston Heights

Les Américains à Queenston Heights

Les Iroquois à Queenston Heights


 

Résumé de la bataille de Queenston Heights

À l’automne 1812, les Américains désiraient ardemment remporter une victoire éclatante. La reddition de Hull à Detroit prouvait que l’invasion du Canada ne serait pas une simple " affaire de marche " comme certains politiciens américains l’avaient prétendu. Les États-Unis n’avaient pas suivi leur plan original d’attaquer le Canada simultanément sur trois fronts et il leur en coûta le contrôle de la frontière de l’Ouest.

Le court armistice Dearborn-Prevost donna aux Américains un peu de temps pour se remettre de leurs pertes initiales. Tous les yeux étaient maintenant tournés vers l’armée du centre, rassemblée le long de la rivière Niagara.

Bien que le général de division américain Stephen Van Rensellaer commande une armée assez importante près de Lewiston, il n’est pas impressionné par la qualité de ses troupes. Pour aggraver les choses, Van Rensellaer obtient très peu de respect de la part des officiers de l’armée régulière. Mais comme le président exerce des pressions sur lui, il doit agir.

Tôt le matin du 13 octobre, Van Rensellaer passe à l’attaque de l’autre côté de la rivière Niagara. Malgré le feu incessant des Britanniques et les courants dangereux du fleuve, plusieurs éléments de la première vague de l’armée américaine atteignent la rive du côté canadien. Mais leur objectif est de gagner Queenston Heights, située à 80 m au-dessus d’eux. Ils réussissent, néanmoins, à trouver un sentier de pêcheur et la moitié des combattants se met à gravir la berge.

Entre temps, la petite armée britannique se trouvant à Queenston Heights est encouragée par l’arrivée du général Brock de fort George et par la nouvelle que d’autres renforts sont en route.

Ayant atteint le sommet du promontoire, une partie de l’armée américaine encercle les artilleurs britanniques par derrière. Les soldats anglais sont expulsés de Queenston Heights avec tout juste assez de temps pour braquer leur plus gros canon. Déterminé, le général Brock décide de contre-attaquer immédiatement. Chargeant l’ennemi à la tête de ses troupes, Isaac Brock est atteint mortellement.

La bataille pour le contrôle des Heights piétine pendant des heures. Mais les troupes américaines qui attendent de traverser la rivière Niagara refusent de bouger. Les miliciens peuvent entendre les cris de guerre des Mohawks de l’autre côté du fleuve et se souviennent tout à coup de leurs droits constitutionnels : on ne peut les obliger à combattre en sol étranger. Sans renforts, ce n’est qu’une question de temps avant que les premiers combattants américains surpassés en nombre se retrouvent immobilisés du côté canadien de la rivière.

Lorsque les Britanniques reprennent possession de la ville de Queenston, les troupes américaines se trouvant aux Heights sont incapables de consolider leur position. Les hommes descendent la berge tant bien que mal. Certains, pris de panique, sautent du haut des falaises. D’autres se cachent dans la forêt ou tentent de regagner le côté américain à la nage.

Bien qu’il s’agisse d’une victoire décisive pour les Britanniques, elle a été remportée à grands coûts. Le général Brock a été tué. C’était un homme intelligent ainsi qu'un commandant très apprécié, en plus d’avoir été un maillon capital dans la création de la confédération de Tecumseh.

Par contre, la bataille de Queenston convainc beaucoup de gens qu’il est possible de défendre le Canada. La mort du général Brock devient un facteur d’unification pour nombre d’habitants du Haut-Canada ; ils pleurent maintenant la perte d’un héros et ont une dette commune à rembourser.