La construction navale sur le lac Ontario
"Les
commandants en chef souffraient tous deux d'une maladie très commune
dans la marine : ils craignaient la défaite plus quils
ne désiraient la victoire."
Lectures supplémentaires : La construction navale britannique La construction navale américaine
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La construction navale sur le lac OntarioAu moment où les États-Unis d'Amérique déclarèrent la guerre à la Grande-Bretagne, la marine britannique avait six navires de faible tonnage sur le lac Ontario. Pour sa part, la marine américaine n'en avait qu'un seul. Mais un équilibre fut vite établi : les marins et fusiliers marins américains, sous le commandement du capitaine Melanchton Woolsley, ne mirent que peu de temps à prendre trois des navires britanniques. Durant toute la guerre, les adversaires se sont disputé la suprématie sur le lac Ontario. En avril et en mai 1813, les Américains, sous le commandement du commodore Isaac Chauncey et du général Henry Dearborn, attaquent et brûlent York et prennent le fort George. Ce faisant, Chauncey est loin de sa base de Sackett's Harbor et les Britanniques, commandés par le commodore James Lucas Yeo et Sir George Prevost, en profitent pour attaquer celle-ci. Lors de ces raids, les deux parties incendièrent les navires en construction de l'ennemi. Le fait que leur bases, et, surtout, les navires qui s'y trouvaient, se soient avérées si vulnérables à une attaque semble avoir éveillé une insécurité latente chez les deux commandants. Ils se lancèrent par la suite dans une absurde compétition de construction navale, mais aucun des deux ne parvint à avoir le sentiment qu'il était mieux armé que l'autre. Les deux marines passèrent la guerre à croiser sur le lac Ontario... en faisant très attention de s'éviter, car il n'aurait pas fallu que leurs précieux vaisseaux subissent des dommages. À la ratification du traité de Gand, chacun des deux côtés avait encore deux grands navires en chantier. Chacun des quatre bâtiments était plus grand et pouvait porter plus de canons que le navire de l'amiral Nelson, le Victory. Aucun d'entre eux ne fut lancé.
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