La
bataille de York

Historique
Les Américains
à la bataille de York
Les
Britanniques à la bataille de York
Répercussions
: les Américains
Répercussions
: les Britanniques et les Canadiens
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Historique
Au début
de 1813, la stratégie du secrétaire de la guerre américain,
John Armstrong, est simple : rassembler secrètement une armée
à Sackets Harbor avant la débâcle du printemps. Une
fois le lac Ontario ouvert à la navigation, les navires du commodore
Isaac Chauncey transporteront les troupes américaines jusqu'à
Kingston, qu'ils pourront capturer aisément, puisque la défense
de ce lieu est faible. Une fois Kingston entre les mains des Américains,
le Haut Canada tomberait facilement lui aussi. De Kingston, il est simple
de descendre le fleuve Saint-Laurent et capturer Montréal, une
ville très difficile à défendre. À partir
de Montréal, la ville de Québec n'est pas très loin...
Théoriquement, du moins, cela semble être le plan parfait.
Mais, comme Armstrong
est sur le point de l'apprendre, dans la vraie vie, les événements
se déroulent rarement en accord avec les théories simplistes.
Les Britanniques
ont vent des intentions des Américains et envoient d'urgence des
renforts qui auront à subir les affres d'un hiver infernal au cours
d'une marche héroïque, depuis Frédéricton au
Nouveau-Brunswick jusqu'à Kingston dans le Haut Canada. Chauncey
et le commandant de l'armée américaine, le général
Henry Dearborn, entendent des rumeurs sur l'arrivée de nouvelles
troupes à Kingston. Les effectifs de l'armée américaine
à Sackets Harbor dépassent encore largement ceux des défenseurs
de Kingston, mais dans l'imagination enflammée des commandants
américains, c'est plutôt l'inverse.
Pourquoi risquer
la défaite à Kingston, s'interrogent les généraux
américains, alors qu'attaquer York, la capitale du Haut Canada,
serait tout aussi efficace et considérablement moins risqué?
En plus, les frégates Isaac Brock et Duke of Gloucester sont encore
en chantier dans le port de York. L'équilibre de la puissance navale
sur le lac Ontario est si précaire que la perte de deux navires
pourrait porter un coup fatal aux Britanniques. Chauncey et Dearborn réussissent
à convaincre Armstrong que la prise de York serait aussi efficace
contre les Britanniques que la prise de Kingston. En fait, ce qu'ils proposaient
était l'équivalent de tenter d'abattre un arbre en coupant
une de ses branches plutôt que le tronc.
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