Guerre de 1812people

George Cockburn

Britanniques

Avant 1813, George Cockburn se distingua pendant les guerres contre la France, atteignant finalement le grade de contre-amiral. Il arriva dans la baie de Chesapeake en février 1813 et lança immédiatement une série de raids contre les villes côtières. Sous son commandement, la marine britannique s’empara de Frenchtown, Havre de Grâce, Georgetown et Fredericktown ; il confisqua les marchandises des boutiques et des entrepôts, avant d'incendier celles-ci. Après une attaque semblable contre Hampton, en Virginie, Cockburn fut accusé par des journalistes américains de fermer les yeux tandis que ses soldats se livraient au pillage des résidences, et même au viol.

En août 1814, Cockburn cerna la flotte de canonnières du commodore Joshua Barney sur la rivière Patuxent avec l’intention de la détruire, une tâche que Barney lui épargna en détruisant ses propres navires. Cockburn accompagna alors le général Ross dans sa marche sur Washington. Quand le commandant en chef de l’expédition, l’amiral Cochrane, rappela le régiment de Ross, Cockburn convainquit ce dernier d’aller de l’avant puisque la résistance américaine avait été, à toutes fins utiles, inexistante. Pendant l’incendie de Washington qui s’ensuivit, Cockburn s’occupa personnellement de la destruction des bureaux du virulent journal antibritannique, le National Intelligencer. " Assurez-vous de détruire toutes les lettres C", aurait-il ordonné à ses soldats, " afin que, dorénavant, ces bandits ne puissent plus offenser mon nom. "

Après l’échec des Britanniques à Baltimore, et jusqu’à la fin de la guerre, Cockburn continua ses raids dans la région de Chesapeake.

Après Waterloo, on chargea Cockburn du commandement du navire qui transporta Napoléon en exil à Sainte-Hélène. Il demeura gouverneur de l’île jusqu’en 1816. Cockburn devint amiral de la flotte en 1851.