Henry
Dearborn
Américains
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La
guerre de 1812 s'avéra, pour Henry Dearborn, une guerre de trop :
les meilleures années de l'officier vieillissant étaient
passées depuis longtemps. C'est durant la guerre d'Indépendance
américaine, où il était considéré comme
un officier exemplaire, que sa carrière militaire avait atteint
son apogée. Par la suite, il était devenu homme d'affaires
respecté, général de division dans la milice du Maine
et membre du Congrès de cet État. Dans le cours de ses activités
politiques, il fit la connaissance de Thomas Jefferson et c'est ce dernier
qui lui offrit le poste de ministre de la Guerre.
Dearborn
se montra efficace dans sa nouvelle fonction. Il renouvela l'équipement
de l'armée et lui ajouta un nombre salutaire d'officiers, à
l'esprit républicain. Mais cette bonne performance cessa quand,
à l'éclatement du conflit de 1812, il accepta le poste de
commandant en chef de l'armée. Il n'avait tout simplement pas la
force, physique ou mentale, exigée par le rôle. Ses troupes
l'appelaient : " Granny. "
Dearborn
fut incapable de stimuler les États de la Nouvelle-Angleterre à
se préoccuper de la défense de la côte atlantique
ou même d'appeler la milice sous les drapeaux. Il ne semblait d'ailleurs
pas avoir une idée claire de l'ordre de grandeur de ce qu'on lui
avait donné à commander. Son indifférence, combinée
à son incompétence, allait être désastreuse
pour les États-Unis dans les premiers mois de la guerre. La réticence
de Dearborn à participer à la guerre est démontrée
par sa signature enthousiaste d'un armistice avec Prevost ... sans même
que le président en soit informé. Pour couronner le tout,
Dearborn négligea également d'informer le général
Hull de cet hiatus dans les hostilités.
À
la fin de 1812, l'armée américaine avait été
battue à Detroit et à Queenston, et elle n'avait pas réussi
à prendre pied au Canada. Dearborn demanda à plusieurs reprises
au président d'accepter sa démission et de le laisser "
se retirer dans l'ombre de la vie privée d'où il pourrait
demeurer un simple spectateur intéressé. "
Madison refusa de le laisser partir, espérant que le remplacement,
au poste de secrétaire d'État à la Guerre, de William
Eustis par John Armstrong, suffirait à provoquer un revirement
de la situation. Mais Armstrong et Dearborn étaient en désaccord
sur la nécessité de concentrer les efforts sur Kingston.
Dearborn convainquit Armstrong qu'il fallait attaquer York et le fort
George. Ces campagnes furent marquées par l'indécision et
l'incompétence et, quand les Américains eurent été
repoussés de la péninsule de Niagara, le président
Madison décida d'accepter la démission de Dearborn.
Dearborn
reçut une libération honorable de l'armée en 1815.
En 1822, au cours du mandat du président James Monroe, il devint
ministre délégué au Portugal. Il mourut, en juin
1829, à Roxbury au Massachusetts.
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