Guerre de 1812people

George Gleig

Britanniques

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La bataille de la Nouvelle-Orléans

Souvenir de la confusion qui régnait sur le champ de bataille, le 8 janvier 1814

George Gleig raconte la confusion qui régnait sur le champ de bataille, le 8 janvier 1814. Il mentionne spécialement l’artillerie américaine et son rôle dans l’interruption de l’avance des Britanniques. L'utilisation efficace de l'artillerie par les Américains, avec l’aide soutenue des fusiliers a en effet, assuré la victoire des États-Unis.

" Ils ont rapidement constaté que le danger était imminent. L’avant de la colonne avait à peine dépassé les maisons qu’un feu meurtrier jaillissait des batteries et des vaisseaux. Nous avions souvent eu l’occasion de constater que les Américains sont d'excellents tireurs d'élite, aussi bien avec l'artillerie qu’avec les fusils, mais peut-être jamais de façon aussi évidente que dans le cas présent. Il était rare qu’un boulet passât par-dessus nos rangs ou qu’il manquât sa cible. Les boulets nous frappaient plutôt de plein fouet, en faisant de terribles ravages.

Les cris des blessés, le bruit des fusils, et la chute des soldats fauchés, ont bientôt semé la confusion. Ce qui a ajouté à la panique, c’est que des maisons près desquelles nous étions postés ont soudainement pris feu, lançant de grandes flammes éblouissantes. Les Américains, s'attendant à cette attaque, les avaient remplies de combustibles ; en tirant sur les maisons avec un ou deux pistolets chargés de plombs brûlants, ils les ont incendiées instantanément. La scène était tout à fait phénoménale. Puis, une énorme canonnade est venue faucher nos rangs. Assourdis par l’incroyable fracas, nous avons failli être brûlés par les flammes qui jaillissaient de deux grands châteaux et de leurs dépendances. Nous étions aveuglés par la fumée qui en provenait. "