William Hull
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Avant la guerre de 1812, William Hull était connu pour son bon jugement, son courage et ses qualités de chef. Mais la réputation glorieuse de Hull, due à ses exploits au cours de la guerre de l'Indépendance, fut complètement éclipsée par des événements qui se déroulèrent en une seule journée : sa reddition à Detroit, en août 1812. Sa déconfiture à Detroit allait devenir une défaite américaine légendaire et contrastait de façon frappante avec le commandement résolu dIsaac Brock au cours de cette confrontation. Hull est né au Massachusetts en 1753 et obtint son diplôme du Yale College à lâge de 19 ans. Il fit des études sérieuses pour le saint ministère mais, en fin de compte, trouva le droit plus attrayant. Hull atteignit le grade de lieutenant-colonel pendant la guerre de l'Indépendance, fut remercié officiellement pour ses services par le Congrès et fut nommé gouverneur du territoire du Michigan par le président Thomas Jefferson, en 1805. En tant que gouverneur, un des principaux objectifs de Hull fut dobtenir des concessions territoriales des Premières Nations du Nord-Ouest. Il eut passablement de succès et, par conséquent, il provoqua la colère dun grand nombre de tribus. Ceci contribua, sans doute, à exacerber ses craintes de voir des hordes de guerriers assoiffés de sang américain (et plus spécifiquement le sien) prendre dassaut fort Detroit. À lapproche de la guerre, Hull voulait assurer la protection du territoire du Michigan, mais il souhaitait pouvoir esquiver cette responsabilité en obtenant un poste plus élevé. Il voulait devenir ministre de la Guerre. Lorsquon confia ce poste à William Eustis, Hull accepta celui de général de brigade de larmée du Nord-Ouest, sous condition de pouvoir conserver son poste de gouverneur. Il recruta des milices en Ohio et au Kentucky et, avec des centaines de soldats de métier, il entreprit la longue marche vers Detroit. La faiblesse du commandement de Hull commença à se révéler après son invasion du Canada. Sa vigoureuse proclamation, adressée aux résidants du Haut-Canada, ne fut pas accompagnée dune action musclée. Devant le bougonnement de ses officiers qui lui reprochaient son hésitation à attaquer les Britanniques à Amherstburg, Hull prétendit quil attendait les conditions idéales pour frapper. Dans l'intervalle, les Britanniques obtinrent des renforts et Hull laissa filer une chance de succès assuré. |