Andrew Jackson
Lectures supplémentaire La défense de la Nouvelle-Orléans par Andrew Jackson
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Andrew Jackson était un chaud partisan d'une intervention militaire contre la Grande-Bretagne. Sentant la guerre approcher, il prononça le discours suivant en mars 1812. Jackson y met en relief plusieurs des causes ayant mené au conflit, mais dénature les faits en ce qui a trait au sentiment de la population quant à la guerre contre la Grande-Bretagne. Aux armes, citoyens ! " Citoyens ! Le gouvernement a finalement répondu à l'appel de la nation. Vous n'avez plus à réfréner votre impatience. L'heure de la vengeance a sonné. Les ennemis de toujours de la prospérité de l'Amérique devront, une fois de plus, subir le feu de l'Amérique afin d'apprendre à respecter ses droits. La guerre est sur le point d'éclater entre les États-Unis et le roi de la Grande-Bretagne, et les fils de l'Amérique sont appelés au champ d'honneur ! La nation invite les jeunes hommes à s'armer pour défendre leurs droits et leur pays. Cinquante mille volontaires, pleins d'ardeur guerrière, indignés par les torts causés à la patrie et brûlant d'impatience de s'illustrer par leurs exploits, sont attendus pour venger le drapeau. Pourrait-il en être autrement ? Nos dirigeants pourraient-ils croire nécessaire de nous obliger à prendre les armes ? Depuis de nombreuses années, nous réclamons cette guerre à cor et à cri. Tant de fois avons-nous, par la voie des assemblées de citoyens et d'élus du peuple, offert nos vies et nos fortunes pour la défense de notre patrie, tant de fois avons-nous publiquement reproché au gouvernement sa pusillanimité quand il a choisi d'épuiser les voies de la négociation plutôt que d'en appeler, dans un dernier recours, à celle des armes. En de telles circonstances, il était impossible que nos dirigeants croient que nous allions défendre la patrie contre notre gré. C'est un sentiment plus noble qui doit nous pousser à l'action. En effet, qui sommes-nous ? Pour qui allons-nous nous battre ? Sommes-nous les esclaves en titre de George III ? Les conscrits de Napoléon ? Non. Nous sommes les fils de l'Amérique, citoyens de la seule république au monde et les seuls pouvant affirmer sans crainte posséder des biens, des droits et la liberté. Nous allons nous battre pour restaurer le caractère de notre nation, incomprise et avilie, tant ici qu'à l'étranger ; pour la protection de nos citoyens sur les mers, enrôlés de force sur les navires britanniques et que l'on oblige à combattre leurs propres frères ; pour défendre notre droit à commercer librement et à obtenir des débouchés pour les produits de notre terre, que la maîtresse des océans nous empêche d'acheminer vers d'autres nations. En somme, nous allons lutter pour réparer les torts passés et prévenir de futures agressions, en nous emparant des terres britanniques situées sur le continent nord-américain. " Si notre volonté d'occuper le Canada se réalise, nos jeunes soldats pourront assister au spectacle grandiose des chutes du Niagara et fouler le sol où Wolfe et Montgomery donnèrent leur vie. Ils trouveront là une juste récompense à leurs sacrifices.
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