Guerre de 1812people

Robert Lucas

Américains

Fort Détroit

 

Robert Lucas était natif de l'Ohio et il avait très hâte de se battre. Dans la milice de l'État, il avait atteint le rang de général de brigade, mais il voulait de tout cœur se joindre à une des unités régulières, car elles seraient les premières impliquées dans la zone de Detroit. Lucas fit application pour obtenir une commission de capitaine, mais il ne l'avait pas encore obtenue quand Duncan McArthur fit connaître son intention de recruter mille deux cents volontaires pour renforcer les défenses de Detroit. Sans se préoccuper du fait qu'il baisserait en grade et deviendrait simple soldat, Lucas saisit l'occasion. Il marcha vers le Nord avec McArthur et rédigea un journal, contant, par le menu détail, ses aventures.

Lucas devint un élément précieux de l'armée de Hull. Il acquit rapidement une réputation de bravoure équilibrée par l'intelligence et le sens pratique. Quand on demanda des volontaires pour envahir le Haut-Canada, à Sandwich, Lucas fut un des premiers à sortir des rangs. Il agit ensuite comme éclaireur et combattit dans des escarmouches dans la région d'Amhertsburg, puis fut pris en embuscade par Tecumseh en tentant d'assurer la sécurité d'une voie de ravitaillement.

L'expérience directe qu'avait Lucas des faiblesses britanniques lui rendit très difficile à accepter l'ordre de retraite vers Detroit donné par Hull. Il se mit à critiquer l'absence des qualités de chef de son commandant et écrit à un ami : " Jamais il n'y eut d'armée plus patriotique ou d'armée plus à même de réaliser ses désirs que celle-ci, et elle doit maintenant tomber dans la disgrâce faute d'un général à sa tête. S'il plaisait à Dieu que n'importe lequel de nos colonels prenne le commandement, nous pourrions laver la tache nauséabonde qui nous souille. "

Alors même que Detroit se rendait, Lucas démontrait son sens de l'initiative. Il cacha son uniforme et se fit passer pour un membre de la milice civile, qui devait être libéré sur parole et envoyée, par bateau, à Cleveland. Après son arrivée, il écrivit, avec optimisme, au sujet de la débâcle de Detroit : " À mon retour, j'ai été heureux de constater que les désastres de Detroit avaient allumé une flamme patriotique inextinguible dans le cœur de mes voisins. "

Dans les années 1830, Lucas, un démocrate, fut élu gouverneur de l'Ohio, et, ensuite, gouverneur de l'Iowa.