James Monroe
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James Monroe participa à plusieurs affrontements durant la guerre dIndépendance. Il fut blessé à la bataille de Trenton. Thomas Jefferson le prit alors sous son aile et lencouragea à étudier le droit. Peu après la révolution, Monroe ouvrit un cabinet et commença à pratiquer le droit à Fredericksburg, en Virginie. Il devint membre du Sénat à sa création, en 1790. Il fut ensuite ambassadeur en France de 1794 à 1796. Il fut élu gouverneur de la Virginie, en 1799. En 1803, le président Jefferson lenvoya à nouveau en France afin de négocier lachat de la Louisiane. De 1803 à 1807, il devint lenvoyé des États-Unis en Grande-Bretagne. Le président James Madison nomma Monroe au poste de secrétaire dÉtat, en avril 1811. Monroe était persuadé que la guerre contre la Grande-Bretagne était inévitable ; il prit donc soin détablir de bonnes relations avec Henry Clay, porte-parole des War Hawks et président de la chambre des Représentants. Monroe était persuadé que la Grande-Bretagne navait pas les moyens de défendre le Canada, que lon pourrait sen emparer, tout simplement, en franchissant ses frontières. Il navait aucunement lintention de conserver le Canada en cas de conquête. Il voulait plutôt sen servir comme monnaie déchanges au cours de futures négociations. Dès le déclenchement des hostilités, Monroe chercha à obtenir un commandement militaire, mais le président Madison, craignant les conséquences quaurait sa nomination à un grade supérieur à celui dofficiers beaucoup plus expérimentés, rejeta sa requête. Lorsque lincompétence du ministre de la Guerre, William Eustis, devint évidente, Monroe assuma ses fonctions pendant deux mois, le temps nécessaire à Madison pour parrainer la candidature du successeur dEustis, John Armstrong, et dobtenir lapprobation du Sénat. Monroe et Armstrong réalisèrent rapidement quils seraient sans doute rivaux lors de la prochaine campagne à la présidence et chacun chercha, alors, à miner la position de lautre. En guise d'exemple, Armstrong sassura que Monroe ne put obtenir le poste de haut commandement militaire quil convoitait. Monroe demeurait à laffût du moindre signe que les Britanniques étaient prêts à négocier. Lorsque le comte Nicolas Romanoff offrit au ministre américain John Quincy Adams la médiation de la Russie, Madison et Monroe acceptèrent son offre et envoyèrent Albert Gallatin et James Bayard rejoindre Adams à Saint-Pétersbourg. Monroe fit tout en son pouvoir pour diriger personnellement les négociations, mais, à cause de la distance considérable qui le séparait des négociateurs, il dut se contenter denvoyer des missives et dattendre patiemment les résultats. Dès 1814, Monroe commença à se préoccuper de la sécurité de la capitale des États-Unis qui, selon lopinion du ministre de la Guerre Armstrong, ne pouvait être lobjet dune attaque des Britanniques. Malgré les objections dArmstrong et à linstigation de Monroe, le président Madison nomma le général William Winder à la tête du tout nouveau district militaire de Washington et Baltimore. Lorsque les Britanniques débarquèrent en août, Monroe se rendit en personne à Bladensburg et contribua certainement à la défaite des Américains en changeant lemplacement de certaines unités de la milice. Blâmé pour la débâcle qui sensuivit, John Armstrong démissionna en septembre, et Monroe assuma temporairement la fonction de ministre de la Guerre, jusquà ce que Madison soumette enfin son nom à lapprobation du Sénat. Jusquà la ratification du traité de Gand, Monroe occupa simultanément les postes de ministre de la Guerre et de secrétaire dÉtat parce que Madison narrivait pas à trouver quelquun de compétent pour le remplacer au ministère de la Guerre. À la fin de lannée 1814, Monroe consacra ses énergies à aider Andrew Jackson à défendre la Nouvelle-Orléans et à lui fournir le ravitaillement et les hommes nécessaires. Mais Monroe ne peut tenir les promesses faites à Jackson. Cependant, cela nempêcha pas Monroe, de même que Jackson, de revendiquer le crédit de la défaite des Britanniques. À la suite de la ratification du traité de Gand, Monroe démissionna de ses deux postes pour se préparer à la course à la présidence. En 1816, il succéda à James Madison comme président des États-Unis.
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