Guerre de 1812people

Charles de Salaberry

Britanniques

La bataille de Chateauguay

La lettre de De Salaberry à son père, après la bataille de Châteauguay

La réponse de De Salaberry aux remerciements de l’Assemblée législative

 

Charles Michel d’Irumberry de Salaberry naquit dans une famille aristocratique canadienne-française, dont les hommes avaient servi sous les armes des rois de France depuis de nombreuses générations. Après 1760, il leur sembla naturel de poursuivre la tradition sous la bannière des rois d’Angleterre. Charles Michel, fils d’un officier britannique, entra dans l’armée à l’âge de quatorze ans. En novembre 1812, alors commandant de l’avant-garde, il repoussa l’attaque de Henry Dearborn au moulin de Lacolle. Durant l’été 1813, ses Voltigeurs couvrirent Murray, pendant sa retraite de Plattsburg et de Burlington.

De Salaberry mit sur pied son régiment de voltigeurs canadiens. Malgré le fait qu’il s’agissait d’un bataillon de milice, il dirigeait ses membres comme un véritable régiment. Il payait lui-même une partie de leur équipement. De Salaberry suivait des règles de conduite très strictes. Il croyait que la mort était préférable à une vie sans honneur. Quoiqu’extrêmement rigoureux avec ses hommes, ces derniers l’adoraient.

Ayant organisé un réseau d’éclaireurs parmi les fermiers des zones frontalières, il fut rapidement informé, à l’automne de 1812, de l’approche des troupes de Wade Hampton. Lorsque ce dernier s’avança sur les rives de la rivière Châteauguay, de Salaberry entreprit de le bloquer au confluent des rivières Châteauguay et des Anglais. Ses Voltigeurs se battraient du haut de parapets formés de branchages et d’arbres enchevêtrés dont la cime pointait vers le bas des ravins.

Son bataillon formé d'à peine mille cinq cents hommes, de Salaberry avait peu de chances de réussir contre une armée de quatre mille soldats. Cependant, il était si sûr de lui qu’il ne prit pas la peine d’avertir ses supérieurs que les troupes de Hampton avançaient le long de la rivière Châteauguay. Cette négligence l’aurait conduit en cour martiale s’il avait échoué.

Mais il vainquit. Lorsque Hampton attaqua, les hommes de de Salaberry, disséminés à travers la forêt, sonnèrent du clairon, donnant l’illusion à Hampton qu’il s’attaquait à plus nombreux que lui. Hampton tenta alors de contourner le flanc de la rivière, mais la manœuvre échoua, surtout à cause de l’indécision de ses hommes. Avant la fin de la journée, Hampton se replia de l’autre côté de la frontière.

Après la guerre de 1812, de Salaberry devint un héros au Canada français. Il fut nommé juge de paix et siégea au conseil législatif du Bas-Canada. Après le décès de son père, il devint seigneur de Saint-Mathias. Il mourut en 1829.