Guerre de 1812people

Tecumseh

Nos vies sont entre les mains du Grand Esprit. Nous sommes déterminés à défen-dre nos terres et nous laisseront nos os sur celles-ci, si telle est sa volonté. "
Tecumseh au Fort Walden, septembre 1813

 

Premières Nations

Les six-nations iroqouises

Tecumseh à Détroit

Tecumseh à Moraviantown

Les discours prononcés par Tecumseh

Description de Tecumseh

La bataille de Moraviantown

 

 

Tecumseh à Moraviantown

La mort de Tecumseh sur le champ de bataille de Moraviantown est une fin dramatique appropriée pour un personnage aussi puissant. Tout comme son frère aîné Cheeseekau avant lui, il est mort en combattant ses ennemis, les Longs Couteaux. Cette bataille aura été la dernière épreuve de force entre lui et son rival par excellence, William Henry Harrison.

Il n’est donc pas surprenant que les derniers instants de Tecumseh soient teintés par la légende. On raconte qu’en route pour le champ de bataille, il avait pris le temps de s’occuper d’un jeune enfant blanc. " Petit garçon, lui avait-il dit, rentre vite à la maison. Les soldats s’en viennent. Il y a une guerre et tu pourrais te faire faire mal. "

Le souci que se faisait Tecumseh pour les gens touchés par la guerre le pousse à s’arrêter chez le meunier Christopher Arnold. Les Indiens ont déjà brûlé un moulin à McGregor’s Creek. Si celui d'Arnold était réduit en cendres aussi, ce serait le désastre pour les habitants du coin. Tecumseh monte la garde jusqu’à ce que ses derniers guerriers soient passés. Les éclaireurs sont déjà en vue au moment où il part au galop pour rattraper son armée.

On dit aussi que Tecumseh avait le pressentiment qu’il ne survivrait pas à la bataille de Moraviantown. Pendant qu’il se prépare au combat, il confie son épée à des proches avec des instructions pour qu’elle soit remise à son fils.

Après avoir déployé ses guerriers dans le marais, Tecumseh va examiner les positions britanniques. Il projette l’image d’un chef compétent, confiant et de bonne humeur, gardant pour lui toutes les craintes qu'il puisse entretenir. Il serre la main des officiers et encourage les soldats. Par l’intermédiaire d’un interprète, Tecumseh conseille Procter en matière de stratégie.

" Père, aie un grand cœur, dit-il avant de le quitter pour aller combattre. Dis à tes jeunes gens d’être courageux et tout ira bien. "

La bataille qu’a livrée Tecumseh pour préserver les terres et la culture des Autochtones l’ont amené très loin des vertes et ondoyantes collines de son lieu de naissance sur les rives de la rivière Scioto. Il meurt dans un pays étrange, au milieu des couleurs éclatantes de l’automne canadien. Plus qu'un soldat américain a prétendu avoir été celui qui a tué Tecumseh. Le plus en vue parmi ceux-ci fut le colonel Richard Mentor Johnson qui, plus tard, n’hésita pas à s’en vanter pour mousser sa carrière politique.

Des années après la bataille, des guerriers shawnees affirmeront avoir retiré son corps du champ de bataille et l’avoir transporté avec eux pendant leur retraite. Il est plus probable que la dépouille de Tecumseh a été scalpée, dépouillée et écorchée par des soldats américains en quête de butin. L’un d’entre eux se souvient d’avoir rapporté avec lui " deux morceaux de sa peau jaunâtre pour donner à ma mère et à mes belles amies. "

Tecumseh a été enterré secrètement. Jusqu’à ce jour, le lieu de sa sépulture demeure un mystère.