Guerre de 1812people

Tecumseh

Premières Nations

Au printemps de 1812, Tecumseh s'est adressé aux Hurons à Machekethie, pour les prévenir du conflit imminent :

" Père et frères Hurons!

Frères Hurons, vous nous dites que notre père et vos propres chefs vous ont envoyé pour parler avec nous, et nous sommes heureux de vous voir et d'entendre vos paroles et celles de notre père. Nous vous remercions de tout cœur d'avoir pris en considération la condition de nos pauvres femmes et enfants. L'attention que vous porté à notre bien-être nous fait voir que vous avez pitié de nous et nous savons que nous serions à blâmer si nous n'entendions pas le conseil de notre père et de nos frères les Hurons.

Père et frères! Nous n'avons rien fait pour attirer notre infortune. Nous n'avons rien fait de mal, mais nous pouvons vous indiquer ceux qui sont responsables de tous les méfaits.

Nos jeunes frères, les Putéwatémis (il les pointe du doigt) n'ont pas écouté notre conseil répété de rester tranquilles et de vivre en paix avec les Longs Couteaux. Quand je suis parti de chez moi, l'an dernier, pour aller visiter la nation des Creeks, je suis passé au poste Vincennes où les Longs Couteaux m'ont arrêté. Je ne savais pas pourquoi, mais j'ai vite appris que les Putéwatémis avaient tué des Longs Couteaux. J'ai dit à ceux-ci de rester tranquilles et, qu'à mon retour, je ferais régner la tranquillité et la paix. À mon retour, j'ai trouvé mon village réduit en cendres par les Longs Couteaux. Vous ne pouvez pas blâmer vos jeunes frères les Shawnees pour ce qui s'est passé, les Putéwatémis sont la cause du malheur. Si j'avais été chez moi et que j'avais appris l'avance des troupes américaines vers notre village, je serais allé les rencontrer et je leur aurais serré la main en leur demandant la raison de leur attitude hostile.

Père et frères! Vous nous dites de reculer ou de nous détourner de notre chemin si les Longs Couteaux avancent contre nous. Si j'avais été chez moi lors de cette déplorable affaire, c'est ce que j'aurais fait. Mais ceux que j'avais laissés au village ne peuvent pas être appelés des hommes. C'était un piètre rassemblement de gens et je compare leur échauffourée avec les Longs Couteaux à une bagarre entre enfants qui ne font que s'égratigner mutuellement la figure. Les Kikapoos et les Winibiégos sont, depuis, allés au poste Vincennes régler la question à l'amiable. "