Tecumseh
Les discours prononcés par Tecumseh
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Tecumseh à DétroitÀ Amherstburg, là où la première confrontation majeure de la guerre qui vient tout juste déclater, est en train de se préparer, les résultats des efforts de Tecumseh pour créer la First Nations Confederacy sont palpables. Tecumseh a réuni près de huit cent guerriers impatients den découdre avec les troupes américaines. Conscients que les Américains ont peur des Autochtones, et sachant que des guerriers des Premières Nations ont aidé à la capture de Michilimackinac, un nombre accru de tribus demeurées neutres jusque-là se rallie à la coalition grandissante de Tecumseh. Tecumseh rencontre Brock pour la première fois, le 14 août, peu après minuit. Le général limpressionne et il voit en Brock un guerrier et un commandant de grande compétence. Il sent aussi que Brock comprend la situation désespérée des Premières Nations du Nord-Ouest. Le lendemain matin, Tecumseh sadresse à ses hommes. Il fait acte dallégeance au souverain britannique, affirmant que ce dernier est enfin venu aider son peuple à repousser les Américains. Après sêtre rendus à Sandwich pour y évaluer la situation, Tecumseh et Brock décident que les Autochtones iront manifester leur présence aux Américains enfermés à lintérieur de fort Detroit. Tecumseh estime que Brock est comme lui, un homme daction et de courage. Pour amorcer la confrontation, Tecumseh, aux petites heures au matin du 16 août, traverse la rivière avec le gros de son armée et cerne Detroit. La bataille tant attendue avec les Américains na pas lieu. Fort Detroit se rend presque immédiatement. Les guerriers se sentent privés dune chance de montrer leur bravoure. À défaut de cela, ils comptent bien sen prendre aux survivants. Mais, grâce à son influence, Tecumseh empêche le massacre. Pour les Autochtones, cette capitulation sans combat est un autre exemple de la façon étrange que lhomme blanc a de faire la guerre. Cette reddition amène Tecumseh à penser que ses alliés britanniques pourraient peut-être bien exhiber une faiblesse semblable dans un moment décisif. Linquiétude de Tecumseh quant à lengagement britannique dans cette guerre ne fait quaugmenter, quand il entend parler de larmistice signé par le gouverneur général George Prevost et le ministre de la Guerre américain Henry Dearborn. Il sait que tous les espoirs de sa confédération, cest-à-dire la création dune patrie autochtone, dépendent de la volonté des Britanniques à vaincre les Américains. Malgré lapport vital des guerriers de Tecumseh à la victoire de Detroit, il en ait peu fait mention dans les rapports britanniques officiels. Brock parle de leur bravoure dans une de ses dépêches, mais on sent quil les considère comme des partisans sympathisants, et non comme des alliés à part égale. Le capitaine John B. Glegg était un des aides de camp du général Brock à Amherstburg. Il a fait cette description de Tecumseh à loccasion dune rencontre entre le chef Shawnee et le général :
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