Guerre de 1812people

William Thornton

Britanniques

Originaire d’Irlande, William Thornton fut nommé officier de l’armée britannique en 1796, à l’âge de dix-huit ans. En 1811, il fut promu lieutenant-colonel et reçut le commandement du 85e Régiment d’infanterie.

Lorsqu’il débarqua en Amérique du Nord en 1814, il était colonel et vétéran de la guerre d’Espagne. Il était reconnu comme un officier hardi et de grands talents. Ce fut Thornton qui mena l’attaque qui conduisit à la destruction de Washington. Fidèle à son caractère impétueux, Thornton déclencha l’assaut à Bladensburg avant que les renforts, postés à courte distance de là, ne soient arrivés. Il fut blessé lors de cette bataille, mais fut remis sur pied à temps pour la campagne contre la Nouvelle-Orléans.

Après que les Britanniques eurent établi leur camp de base à Pine Island, sur le lac Borgne en décembre 1814, Thornton commanda une partie de l’avant-garde qui avança dans le bayou Bienvenu, vers la plantation Villere. Thornton insista auprès de son commandant supérieur, John Keane, pour que celui-ci avance vers la Nouvelle-Orléans tandis que les Américains ignoraient qu’ils se trouvaient si près de la ville. Mais Keane décida plutôt d’attendre les troupes de renfort de Sir Edward Pakenham. Cette décision priva les Britanniques de la meilleure opportunité qui leur ait été offerte de remporter la bataille.

Le 8 janvier, alors que la majeure partie de l’armée britannique avançait vers les positions d’Andrew Jackson, Thornton dirigeait une attaque contre l’artillerie américaine, basée sur la rive ouest du Mississippi. Il gagna la bataille malgré le fait qu’Edward Pakenham n’ait pas attendu qu’il soit en position, comme prévu, de sorte que les Britanniques sur la rive est furent durement repoussés. Thornton fut grièvement blessé, abandonna le commandement et retourna au camp britannique.

Thornton retourna en Angleterre où il poursuivit sa brillante carrière militaire. Il fut promu général de division en 1825 et fait chevalier en 1836. Toutefois, il connut des problèmes psychologiques dans les dernières années de sa vie. Plusieurs imputèrent cela aux blessures qu’il subit en Amérique. En 1840, à l’âge de soixante et un ans, il se suicida. Les historiens s’en souviennent comme l’un des plus brillants officiers britanniques de la guerre de 1812.