Guerre de 1812people

James Wilkinson

Américains

Avant la guerre de l'Indépendance américaine, James Wilkinson avait étudié la médecine. Au cours de cette guerre, il monta rapidement en grade, et, à l'âge de vingt ans, il était général de brigade breveté. Mais ensuite, son parcours est moins net. Il fit partie d'un complot pour déposer George Washington et dut démissionner de son poste de responsable général de l'habillement pour l'armée à cause d'irrégularités financières.

Entre la fin de la guerre d'Indépendance et le début de la guerre de 1812, Wilkinson commença à intriguer avec les autorités espagnoles de la Nouvelle-Orléans. Au cours de la guerre, il était à la solde du gouvernement espagnol, qui lui versait 4 000 $ par année. À cause de sa conduite douteuse, il en vint à un cheveu d'être expulsé de l'armée en 1809, puis en 1811.

En mars 1813, Wilkinson et ses hommes occupaient Mobile, qui allait s'avérer la seule acquisition territoriale permanente que la guerre apporterait aux Américains.

Le 20 août 1813, Wilkinson arriva à Sackett's Harbour pour remplacer Henry Dearborn, qui avait démissionné de son poste de commandant du 9e district militaire. Mais Wilkinson était malade et nettement réticent à entreprendre la campagne sur le Saint-Laurent, que désirait le ministre de la Guerre Armstrong, et dont les deux hommes ne parvenaient pas à décider entre Kingston et Montréal comme objectif principal. Le subordonné de Wilkinson, le général de division et commandant de l'armée du lac Champlain Wade Hampton, le détestait tellement qu'il refusait de suivre ses ordres. Armstrong contourna la difficulté en relayant, lui-même, tous les ordres de Wilkinson.

Le 17 octobre, Wilkinson quitta Sackett's Harbour à la tête de sept mille hommes. Son objectif était de prendre Montréal mais, le 11 novembre, son armée fut mise en déroute par huit cents soldats britanniques à la ferme Chrysler. En mars de l'année suivante, Wilkinson était de retour au Canada à la tête de quatre mille hommes, qui furent cette fois repoussés par les cent quatre-vingts défenseurs d'un moulin sur la rivière Lacolle. La cour martiale enquêta sur les actions de Wilkinson au cours de la guerre, mais il fut, à la surprise générale, exonéré de tout blâme.

Après la guerre, Wilkinson s'occupa de sa plantation jusqu'à sa mort, en 1825.