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Exécution collective à Battleford (le 27 novembre 1885)

Poste de la Gendarmerie royale du Nord-Ouest
Huit guerriers cris seront pendus ce matin : ils ont tous été reconnus coupables d'avoir tué dix personnes à Frog Lake, en Saskatchewan.
Le menuisier du poste a construit un immense échafaud. Les Autochtones des réserves voisines ont la permission d'assister à l'exécution publique. Certains sont présents, mais la foule est majoritairement blanche. Un groupe d'enfants autochtones qui fréquentent le pensionnat autochtone voisin se tient en silence d'un côté de l'échafaud. Leurs enseignants les ont forcés à assister aux exécutions pour que cela leur serve de leçon.


Vue depuis le poste de la Gendarmerie
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Le crâne de chaque guerrier est rasé. Leurs mains sont attachées dans leur dos. À huit heures, ils marchent vers la potence ; quatre policiers escortent chaque guerrier. En marchant vers l'échafaud, les guerriers chantent d'abord leur chant du courage, puis leur chant de la mort. Un prêtre catholique prie en marchant à leur côté. À tour de rôle, chaque homme gravit l'escalier.
Lorsque les huit hommes se tiennent au-dessus de la trappe, ils ont la permission de parler. Le chef Wandering Spirit s'adresse à la foule en cri. Il assume la responsabilité de ce qui est arrivé à Frog Lake et exprime le souhait que son peuple n'ait pas à souffrir de ses actes. Un guerrier nommé Itka crie aux témoins autochtones de ne jamais oublier la façon dont les hommes blancs les ont traités.
Le bourreau attache les chevilles de chaque homme, glisse un sac sur sa tête et ajuste un noeud coulant autour de son cou.
Le bourreau attache les chevilles de chaque homme, glisse un sac sur sa tête et ajuste un noeud coulant autour de son cou. Les guerriers continuent de chanter leur chant de la mort. À leur côté, le prêtre continue de prier. Le bourreau déclenche l'ouverture de la trappe.
Au bout de cinq minutes, un médecin présent confirme la mort des guerriers. Après 15 minutes, les corps sont descendus, placés dans des cercueils rudimentaires et mis en terre ensemble sur les bords d'un ravin, en bas de la caserne de police.
Les rudes intempéries des Prairies érodent lentement la mince couche de terre qui recouvre les fosses peu profondes. Avec le temps, des ossements remontent à la surface. En 1954, une dalle de béton est coulée par-dessus le site.
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